Cameroun – Hôpital Général de Douala: Du soutien pour les malades de cancer

ls ont reçu ce jeudi 14 janvier 2016, l’assistance morale et matérielle  de miss Cameroun Usa.

Etre malade  n’est pas un bonheur et souffrir d’un cancer l’est encore moins. Malgré le sourire qu’affichent les malades présents à l’unité de chimiothérapie de l’hôpital général de Douala ce jour, leur peine est bien lourde.  Pradel, figure parmi les patients du jour. Agé de  9 ans  seulement, ce jeune garçon connaît déjà les misères que rencontrent les malades de Cancer. Victime d’une tumeur à la suite d’une chute, son bras a fini par être amputé.  Le début de ses déboires, sa mère s’en souvient. «C’était en 2015, il jouait au ballon et il est tombé et son coude a enflé. On a pensé à une entorse ou une inflammation, mais ce n’était pas le cas quand nous nous  sommes rendus à l’hôpital. Une tumeur du cubitus a été découvert et après des examens on s’est rendu compte que la maladie avait déjà évolué et le bras  a été amputé»,

raconte la mère de Pradel. Le petit après cette amputation  n’est pas au bout de sa peine, car quelque temps après, explique  sa mère,  un ganglion va s’installer à son aisselle et  il subit désormais des chimiothérapies.  Si le petit nous confie avec un sourire qu’il va bien, aujourd’hui  sa maladie le contraint à passer dorénavant moins de temps à l’école. La situation de cet enfant figure parmi les nombreux cas de cancer enregistrés au Cameroun chaque année. Dans cette unité précisément, ils sont près d’une trentaine.  Ils sont jeunes, moins âgés, âgés et ont désormais le cancer comme destin commun. Certains au bout de quelques chimio ont déjà perdu leurs cheveux. Mais il  faut toujours croire à la guérison, car un jour le soleil finira par briller sur tous les toits. C’est donc pour apaiser la peine de ces malades que Vinielle Acha-Morfaw, miss Cameroon Usa, à travers la fondation Patcha était aux côtés de ces malades. Dans sa valise, de nombreux cadeaux pour apporter un souffre d’espoir et de réconfort. Il s’agit entre autres, des vitamines, prothèses, fruits et perruques.

Une prévalence de 12 à 13 mille cas par an
Si ce présent donne du sourire aux différents malades, la difficulté que rencontrent ces derniers au quotidien est tout aussi préoccupante. D’après Dr Anne Maïson, oncologue Radiothérapeute, le manque d’information est un réel problème pour la prise en charge. « Souvent les  victimes de  cancer ne savent pas qu’elles doivent aller consulter et puis il y a le fait que le malade arrive souvent tard à l’hôpital. Il y a un problème majeur qui est l’accessibilité au traitement, il est disponible mais 10 à 15% de la population qui a une assurance privée et n’ayant pas de système de sécurité sociale, c’est difficile pour certains d’avoir accès au traitement », explique-t-elle. Les chiffres également sont inquiétants. « Sur toute l’année dernière, nous avions environ 2000 malades, il ne faut pas oublier qu’il y a un service à l’hôpital Laquintinie et puis un autre à Yaoundé.  Souvent les malades sont diagnostiqués soit en gynécologie, en Orl mais ne viennent  pas chez l’oncologue par faute de moyens ou parce qu’on a opéré et le traitement s’est arrêté là. Donc ces chiffres sont vraiment en dessous des vrais chiffres du nombre de malades », ajoute Dr Maïson.
Il faut le savoir, sur le plan national le cancer a une prévalence de 12 à 13 mille cas par an. De même les premiers cancers chez la femme, c’est le cancer du col, du sein et chez l’homme le cancer Orl, la prostate et le foie. Toutefois selon des médecins, 65% des malades viennent à des étapes évoluées, une situation qui complique la prise en charge clinique.