Cameroun – Hon Tomaino Ndam Njoya: «Il faut réviser la Constitution et le Code électoral»

La porte-parole des Députés de l’Union démocratique du Cameroun a rappelé à la session parlementaire en cours que son parti politique a élaboré depuis des années des dispositions pour la révision de la Constitution.

Hermine Tomaino Ndam Njoya porte-parole de l’Union démocratique du Cameroun (Udc) approchée par le journal Défis Actuels édition du 12 au 15 juin 2017 parle de la deuxième session parlementaire ordinaire qui vient de s’ouvrir à l’Assemblée nationale (An). Une session qui pour la Député n’a aucun enjeu. A la question de savoir si les élections législatives et municipales auront bel et bien lieu l’année prochaine au Cameroun, l’Honorable déclare «j’avoue qu’il est difficile de dire avec exactitude si oui, et quand ces élections auront lieu. Tant il est vrai que le calendrier électoral ne dépend que d’une seule personne, le Chef de l’Etat. Il programme ce qu’il veut, quand il veut. C’est pourquoi à l’Union démocratique du Cameroun, les questions d’élection sont fondamentales pour nous. Tant que dans notre pays, on n’aura pas abouti à un consensus à travers un dialogue des principaux partenaires et parties prenantes à savoir les politiques, la société civile et les leaders d’opinions qui devraient s’assoir ensemble pour trouver les moyens d’avoir une loi électorale claire, tant qu’on ne révisera pas la Constitution et le Code électoral qui comportent des articles qu’il faut adapter aux mutations socio-politiques, notre pays n’évoluera jamais».

Le Député Hermine Tomaino Ndam Njoya pense également que les Sénateurs doivent être désormais élus et non nommés par le Chef de l’Etat. Elle explique «parce qu’il s’agit de la construction de notre pays, du pays de tous les camerounais. Tant qu’on ne pourra  pas arriver à l’organisation de ces élections qui vont mobiliser les camerounais à la construction de leur pays, d’autant plus qu’aujourd’hui nous sommes dans un monde d’innovations, un monde en mutation, nous pensons qu’on ne pourra pas voir nos institutions fonctionner normalement».