Cameroun – Grève: Les transporteurs routiers annoncent «l’opération camions garés» ce 1er décembre 2015

Ils dénoncent entres autres la violation de la convention de février 2015 relative au prix du transport par les transitaires et l’article 144 contenu dans le projet de la loi des finances 2016 qui les assujetti au payement de la TVA.

Les transporteurs du corridor Douala-Bangui/Douala-Ndjamena sont mécontents. Ils ont tenu à le faire savoir au cours d’une conférence de presse donnée le 24 novembre 2015 à Douala. A l’origine du mécontentement de ces transporteurs, le prix du transport jugé insuffisant mais surtout appliqué par les bâilleurs de fret en violation des termes de la convention du 9 février 2015.

«Par exemple, pour un voyage sur le corridor Douala-Bangui, long de 1500 kilomètres, le bâilleur de fret verse en tout et pour tout au transporteur la somme de 3.400 000 FCFA. Pour le corridor Douala Ndjamena, long de 200km, le transporteur ne reçoit pour ce tronçon que 3. 600 000FCFA», se plaint Raymond Moungang, le président du Syndicat national des transporteurs routiers du Cameroun dans les colonnes du journal Ouest Littoral édition du jeudi 26 novembre 2015.

Et pourtant, le prix du transport convenu à l’issue d’une réunion tripartite entre «les organismes de gestion du fret que sont le BARC, pour la République Centrafricaine, le BNF pour le Tchad, le BGFT pour le Cameroun, et les transporteurs représentés par le SNTRC, GTC ou encore UNITRANS est de 4. 284 000 FCFA pour ce qui est du corridor Douala-Bangui. Et ce tarif est de 4. 750 000 FCFA pour le corridor Douala-Ndjamena», peut-on lire.

L’autre point d’achoppement porte sur le mauvais état de la station de pesage de Nkankazock, dans le département de la Sanaga-Maritime. «Les camions se renversent et ça cause des pertes matérielles et en vies humaines», soutient le président du SNTC. Les transporteurs routiers demandent dès lors «la suspension pure et simple des activités de cette station de pesage et ceci jusqu’à sa réfection».

Le troisième point objet du mécontentement porte sur le projet de la loi des finances 2016. «Ils s’insurgent contre son article 144, qui les assujetti au paiement de la taxe sur la valeur ajoutée sur la consommation du carburant, sans possibilité de reversement ou remboursement à la fin de l’exercice budgétaire», écrit Ouest Littoral. Pour Raymond Moungang, «le projet de la loi de finances 2016 nous prive désormais de cette cagnotte comme c’est souvent le cas». Pour les transporteurs, ce projet doit être «tué dans l’œuf».

Si leurs revendications ne sont pas prises en compte, les transporteurs routiers annoncent pour ce 1erdécembre 2015, l’opération «camions garés», conclut le journal.