Cameroun : Françoise Mbango, l’athlète camerounaise devenue française, déclare qu’elle est toujours au service du Cameroun

La double médaillée d’or aux Jeux Olympiques revient au pays avec des projets en faveur des jeunes.

Françoise Mbango Etone revient au Cameroun pour aider les jeunes. La double championne olympique de triple saut devenue Française en 2008 a dévoilé ses nouveaux projets le 10 juillet 2016. Elle l’a fait au cours du programme télévisé «La tribune des sports», diffusé sur la chaine panafricaine Vox Africa. La détentrice du record olympique du triple saut arrive avec deux projets: Africa jump, qui fait partie de la Fondation Françoise Mbango, et 1408, inspiré par le numéro de son dossard au Jeux de Pékin. C’est une structure spécialisée en coaching et en Management basée au Canada.

Si pour le premier projet la championne indique qu’elle veut faire des jeunes en or comme elle, pour le second, elle dit vouloir transformer les ambitions de chacun en succès. Mbango dit vouloir  aider les jeunes à réussir ce qu’ils ont choisi de faire. Elle cite son exemple et déclare qu’en gagnant l’or aux Jeux Olympiques à deux reprises, elle voulait montrer au monde que «nous pouvons le faire».

Françoise Mbango reste néanmoins discrète sur les raisons de son changement de nationalité. «Il fallait que je sois stable dans ma vie de famille, dans ma vie personnelle, dans ma vie en tant que femme», répond-elle au journaliste Philippe Boney. Elle évoque ensuite son retrait du Cameroun, mais jure qu’elle n’a jamais tourné le dos au bercail.

«Si on a mal de savoir que Françoise Mbango est en train de partir, cela veut dire qu’on reconnaît qu’on perd quelque chose. Alors aujourd’hui, je dis: non, Françoise n’est pas partie, elle est là. Vous avez vu mal. Vous avez cru avoir perdu quelque chose, mais vous en avez plein. Vous avez des millions de Françoise Mbango. Mais voilà ce qu’il faut faire pour les avoir le plus aisément possible et en avoir plusieurs. C’est pourquoi je reviens avec ces projets, c’est pourquoi je rencontre toutes ces institutions, ces autorités».