Cameroun : Formation au BTS , les programmes revus

La réforme des programmes de ce diplôme vise à répondre à la demande du marché

Présentée en sept volumes et couvrant 2 475 pages, l’architecture globale des nouveaux programmes de l’enseignement du Brevet de technicien supérieur (BTS) est impressionnante. Dévoilée le 7 juin dernier à Yaoundé par le ministre de l’Enseignement supérieur, le Pr. Jacques Fame Ndongo, la nouvelle formule restructurée en 23 filières et 120 spécialités se présente maintenant selon les différents secteurs d’activités. L’objectif visé est l’employabilité des apprenants. Ainsi, les secteurs primaires renvoient à l’agriculture, l’environnement, l’élevage. Les métiers du secteur secondaire, eux, se concentrent sur la transformation des produits donc sur l’industrie. Les programmes du secteur tertiaire s’appesantissent sur les services et le quaternaire concerne les technologies de l’information et de la communication. Ces pôles sont organisés en domaines de formation et en spécialités.
Les filières remplacées sont notamment l’Action commerciale, l’informatique de gestion, le secrétariat de direction, le secrétariat bureautique bilingue, la communication des entreprises et bien d’autres. Ceci au profit de nouvelles filières telles que l’Assistance manager en lieu et place du secrétariat de direction. Le Marketing-commerce-vente remplace l’action commerciale. Le commerce numérique appelé « e-commerce » et l’économie numérique font également partie de la nouvelle réforme. Les métiers de l’eau, les carrières judiciaires (assistants des notaires, des avocats, des huissiers) et la technologie de la marine marchande ne sont pas en reste. Tout un gisement de métiers relatifs à la demande du marché de l’emploi. « L’offre est grande et les promoteurs ne sont pas obligés de commencer toutes les filières au même moment. Ils pourront intégrer les programmes selon leurs moyens et les ressources humaines. Le rôle du ministère était de fixer le cap », précise le directeur du Développement de l’enseignement supérieur au ministère de l’Enseignement supérieur (MINESUP), le Pr. Richard Laurent Omgba.
Ce travail colossal de deux ans est le fruit d’un consensus qui s’est opéré entre la direction du Développement du MINESUP et les promoteurs des établissements privés d’enseignement supérieur, les différents corps de métiers, les entrepreneurs du milieu socioprofessionnel, ainsi que des experts aux rangs desquels, des enseignants des universités. Cette composante s’est réunie pour la toute première fois en novembre 2015 au cours d’un séminaire convoqué par le Pr. Jacques Fame Ndongo. Prochaine étape de cette réforme, le Higher National Diploma (HND), son équivalent en anglais.