Cameroun – Football. Du respect des règles du jeu

L’élection du nouveau président de la Ligue de football professionnel du Cameroun (LFPC) c’est dans moins d’un mois. Selon toute vraisemblance et à moins d’un rebondissement de dernière minute, trois candidats seront en compétition dont Pierre Semengué, le président sortant et Franck Happi, le président du conseil d’administration de l’Union sportive de Douala.

 

Au fur et à mesure que s’approche l’échéance, les spéculations vont bon train quant à l’identité définitive du futur élu, sans que l’on puisse encore camper son portrait-robot. En attendant, les batailles en coulisses ont commencé avec tout ce que cela suppose comme rumeurs, désinformation, crocs en jambes  et autres manœuvres de déstabilisation.

Déjà, la phase préliminaire de présentation des différentes candidatures avait laissé entrevoir l’ampleur des tractations menées ici et là dans l’intention d’amoindrir les chances d’un camp ou d’aboutir à un consensus plus ou moins acceptable par les parties concernées. Après une période de flottement, des jeux d’alliance ont commencé à se faire jour avec le ralliement d’un candidat à une liste bien en vue. Alors que le communiqué convoquant l’Assemblée générale élective a été rendu public depuis le 03 mai dernier et que la date de tenue du scrutin est connue, il y a fort à craindre que certaines « exceptions » ne viennent gripper la machine électorale qui a pour principale mission de mener  à terme un processus pas encore au bout de ses peines. Un des sujets à controverses portés ces derniers temps sur les devants concernait les pièces exigées pour la composition du dossier de candidature ainsi que la date-butoir de dépôt des différentes candidatures. Certes la levée des boucliers consécutive aux menaces de rejet d’une candidature considérée comme assez sérieuse est retombée mais cette éventualité a eu pour inconvénient d’installer un climat de méfiance au sujet de la transparence de l’ensemble du processus. On peut saluer au passage la prompte réaction de la commission électorale qui a vite fait table rase de certain « préalables » sans fondement afin de garantir un traitement équitable pour tous les protagonistes.

Après quelques tergiversations et incompréhensions, toutes les parties prenantes semblent être tombées d’accord sur la nécessité pour chaque candidat de se conformer aux dispositions de la loi électorale en  fournissant uniquement les pièces exigées par le code électoral de la FECAFOOT. Cette nouvelle donne vient mettre un terme à certaines rumeurs persistantes laissant entendre  que les conditions à remplir pour briguer le poste étaient taillées sur mesure dans le but de favoriser l’exécutif en place. Ne perdons pas de vue qu’une élection n’est que le transfert à un candidat par le corps électoral de la légitimité requise pour exercer la mandat qui va lui être confié. L’élection du président de la LFPC n’échappe pas à cette logique. Il faut dès lors que d’un bout à l’autre du processus, tous les acteurs se soumettent aux principes de  de fair-play, de courtoisie et de tolérance qui seuls sont à même de garantir des élections libres, transparentes, crédibles et acceptées par tous.