Cameroun – Fêtes de fin d’année: Ces cambrioleurs qui veulent gâcher la fête !!

Coup de vol, agressions à mains nues ou armées, les Yaoundéens sont à rude épreuve avec le phénomène du grand banditisme qui prend considérablement de l’ampleur à l’approche des fêtes de fin d’année.

Assise à même le sol et le visage mouillé de larmes, ce sont les hurlements stridents de  maman Jeanne qui ont réveillé dès 05h45 minutes les populations du marché Elig Edzoa (Yaoundé) ce 19 Décembre 2016, la quinquagénaire  révèle avoir été dépossédée de son portefeuille par deux jeunes hommes armés de poignards alors qu’elle se rendait au marché pour effectuer quelques courses. Ce n’est que lorsqu’ils ont pris la fuite qu’elle a trouvé le courage de crier aussi fort qu’elle pouvait afin d’ameuter le voisinage. Aussitôt arrivée la foule nombreuse s’est lancée dans une chasse à l’homme musclée qui ne va malheureusement que permettre de retrouver l’épave de son porte monnaie entièrement vidé de tout son Argent prévu pour d’importants achats. Contrairement à maman Jeane, c’est son portable de dernière génération qu’Yvette regrette avoir perdu il y’a peu suite à un assaut quasi-similaire dans le quartier dit “Etoug-ebe”. alors qu’elle

rentre d’une de ses sorties vespérales, longeant la rue qui donne sur son domicile , cette étudiante de l’Université de Yaoundé 1 distingue clairement la lueur d’un cadran de téléphone. Elle est persuadée que cet homme absorbé par le noir est juste un des ceux qui ont le goût des appels de nuit. L’ayant traversé , l’instant d’après  elle se voit brusquement arracher de dos son sac à main et reste muette sous la menace nous a-t-elle confié d’un “poignard étonnamment long et aiguisé”. “Après qu’il soit parti en course, je me suis dépêché à la maison sans émettre le moindre son” ; même après avoir perdu un énième téléphone qui m’a coûté plusieurs  centaines de mille”. C’est poignardé férocement à l’abdomen que Paul, conducteur a vu partir moto flambante aux encablures de 23 heures et trente minutes au lieu dit rail Etoudi en début de la semaine dernière.
Pendant ces périodes de fêtes la liste des faits d’armes des cambrioleurs  s’allonge toujours plus. Il est des quartiers  de Yaoundé à l’exemple de La Briqueterie, Mokolo, Essos entre autres qui enregistrent les plus impressionnants records ; en effet les bandits de ces zones ne se permettent pas de férié, au contraire, ils affûtent leurs armes et s’accordent des heures supplémentaires, actualité Oblige !
Il demeure tout de même une consolation. Les comités de vigilance sont au taquet dans bien des quartiers sans oubliez que les éléments de la police dont la pro-activité ne souffre plus d’aucune contestation sont investis de part en part dans les coins à risque et conjointement, des patrouilles nocturnes sont organisées sans doute pour que la fête côté sécurité soit amorcée et célébrée sans fausses notes.