Cameroun – FECAFOOT: La CCA perturbe-t-elle la quiétude des vainqueurs ?

La Chambre de conciliation et d’arbitrage a rendu une décision surprenante aux yeux des vainqueurs du 28 septembre dernier suite aux élections parrainées par le Comité de normalisation.

A l’issue des travaux, le nouveau Président de la Fédération camerounaise de football s’appelle M. Tombi à Roko Sidiki. Son installation a eu lieu, le 30 septembre passé, mettant ainsi un terme au mandat, maintes fois reporté, de l’équipe dirigeante de transition conduite par M. Joseph Owona en 26 mois. Un peu trop si ce n’est exagérément long pour un travail a priori peu consistant.

Nature de la tâche
Au départ, dans l’imagerie populaire, la tâche confiée au Comité de normalisation portait sur la ré-écriture pour une bonne interprétation de l’article 4 à son alinéa 1 pour assurer une paisible poursuite des élections.  Après l’état des lieux, les « sapeurs pompiers » appelés à la rescousse par l’Etat et la FIFA constatent, avec amertume, que la FECAFOOT vit sur un volcan. Ce qui serait à l’origine des multiples reports de mandat. Les dernières élections et la prise du pouvoir par  M. Tombi à Roko confirment la sortie de scène du Comité de normalisation. Durant 26 mois, le « Comité » n’a pas toujours respecté les textes. C’est en cela que se fonde M. Abdouramane Baba pour exprimer son indignation au point où, la décision de la CCA est perçue comme une bouée de sauvetage. Mais, arrive-t-elle au bon moment ? Peu importe le temps et les moyens à investir, certains acteurs ont adopté une posture du-jusqu’au-boutisme. A l’opposé de l’ancien Vice-Président démissionnaire dudit comité, le très populaire Soh Kaké Ngassa Happi Emmanuel.
Faut-il tout recommencer ?
A la vérité, la CCA a rendu une belle copie. Pourquoi ? Les textes querellés consacrent le retour du foot au footballeurs mais n’en demeurent pas mauvais par endroits parce que viciés. Des exemples : avoir 02 délégués dans une liste alors qu’il y a en que 3 pour une pluralité de candidatures n’est pas sain. Un véritable exercice de Vaudou imposé aux potentiels candidats. Les représentants des corps de métier sont élus et non désignés. Tel n’a pas été le cas avec les footballeurs représentés par leur syndicat (SYNAFOC). Par ailleurs, et c’est là le point d’orgue, l’exécutif de 2009 n’a pas joué sa symphonie jusqu’au bout du processus. Ceci renvoie à mes premières impressions au lendemain de la création et de l’installation du Comité de normalisation. En son temps, j’avais dénoncé le trop plein de pouvoirs concentrés entre ses mains. J’avais également préconisé la création d’une équipe de transition entre le Comité de normalisation et la nouvelle équipe dirigeante à élire.

L’installation de l’équipe Tombi à Roko aurait dû constituer une rampe de lancement de la nouvelle Fécafoot. Hélas ! L’évolution de l’actualité m’inspire une autre idée. Dans l’impossibilité de tout reprendre, le spectre d’un Comité provisoire de gestion hante la FECAFOOT. Encore de belles surprises en perspective au moment où certains acteurs ont pensé que les élections sonnaient la fin de la récréation pour un nouveau départ même si le retour au foot est dubitatif dans certains esprits. Just wait and see avec la touche probable et incontrounable du nouveau Ministre des sports et de l’éducation physique Pierre Ismaël Bidoung Mkpatt, auteur de la ConventionFECAFOOT et Ministère de tutelle, a rappelé dans un post sur Facebook Dipita Tongo de la STV.