Cameroun – Extrême-Nord: L’encadrement des personnes vulnérables renforcé

Des acteurs humanitaires ont reçu une formation dans ce sens du 30 novembre au 03 décembre 2015 à Maroua.

Un atelier de quatre jours a réuni une cinquantaine d’acteurs humanitaires intervenant dans le camp de réfugiés nigérians de Minawao. Du 30 novembre au 03 décembre 2015, les participants qui sont pour l’essentiel ceux qui travaillent pour le compte des organismes internationaux et associations aux côtés des personnes vulnérables du camp de réfugiés ont été formés en matière de genre et en humanitaire selon les normes internationales. Une formation organisée par les responsables d’Onufemmes. Les séminaristes ont été édifiés sur les techniques et méthodes de prise en charge physique, morale, psychologique des personnes vulnérables parmi les 50 000 réfugiés qui forment actuellement la population estimable du camp de réfugiés. Pour Flora Tchatchou, coordinatrice pour la région de l’Extrême-Nord d’Onufemmes, organisme des nations unies qui lutte pour l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes, il n’est pas toujours aisé pour les acteurs humanitaires de se déployer efficacement dans un camp aussi

populeux que celui de Minawao. Ils ont besoin des outils à même de renforcer leur capacité. D’où l’organisation de ce séminaire qui a pris quatre jours pour plus de leçons.
Pour Kourouma, coordonnateur régional bureau du haut-commissariat aux réfugiés dans l’Extrême-Nord, par ailleurs administrateur du camp de Minawao, Onufemmes a bien fait de capaciter les travailleurs humanitaire et surtout de leur apprendre les nouvelles normes Iasc au cours des travaux de groupe, des échanges et des rencontres participatives. Il a recommandé qu’une rencontre de tous les participants soit organisée en mars prochain pour évaluer l’application de toutes les recommandations prises.
Selon Nafissatou Souman volontaire travaillant pour le compte de l’Ong International European Development for Africa (Ieda Reief), «avec ces trois jours de riches échanges, nous sommes plus que jamais mieux capacités à se déployer dans le camp, à mieux encadrer les personnes vulnérables auprès desquelles nous intervenons et à mieux leur redonner la joie de vivre et l’espoir d’un lendemain meilleur». Une appréciation partagée par Marie Blanche Meyebe, adjoint au sous-préfet de Mokolo, arrondissement dans lequel est logé le camp de réfugiés. Elle a noté avec satisfaction: «nous n’avons pas d’écoles qui enseignent l’humanitaire. Et au bout de ces quatre jours, nous avons beaucoup appris, non seulement pour nous mais pour aller enseigner à d’autres. Cette formation est une chaîne et nous allons mettre scrupuleusement en applications les enseignements reçus. Nous souhaitons que de telles formations se multiplient, parce que c’est tout être humain qui doit faire dans l’humanitaire».