Cameroun – Environnement. SUD,Uniformiser la participation des populations aux évaluations environnementales au Cameroun

Tel a été l’objet d’un atelier national tenu du 7 au 8 juillet dernier à l’hôtel Florence d’Ebolowa sur l’élaboration du guide de participation du public dans les évaluations environnementales au Cameroun.

 

Projet qui est  sous l’égide du ministère de l’environnement, de la protection de la nature et du développement durable (Minepded) avec ses partenaires. Y prenaient part, les responsables des administrations, des  organisations de la société civile, les directeurs généraux, les universitaires.
Pour  Marcel Wanie sous directeur des évaluations environnementales au Minepded, il est question de renforcer le cadre juridique afin d’encadrer la participation du public dans les évaluations environnementales. Cette participation sollicitée va d’abord dans, l’identification des différentes parties prenantes concernées par l’évaluation environnementales. Les responsabilités de chaque partie prenante, les différentes étapes à suivre de manière générale. Surtout, la capitalisation des apports et les avis des uns et des autres dans l’insertion socio-économique du projet dans un environnement précis. En fait,  c’est tout domaine soumis à l’évaluation environnementale qui en est concerné, comme c’est le cas avec les projets structurants. Le but visé étant que les populations puissent contribuer aux différentes étapes de cette évaluation allant de la description de l’environnement, de la présentation de la description du projet fait par le promoteur et l’enrichissement des mesures d’atténuation ou de compensation proposées par l’évaluation environnementale.
Pour coordinateur des affaires et industries au Wwf  Durrel Halleson, tout part du constat que  les aires protégées sont soumises aujourd’hui  à une forte pression liée à l’exploitation forestière, minière et aux grands projets de développement. Et sa structure appuie le gouvernement dans la gestion des aires protégées et l’outil disponible pour l’atténuation de cette exploitation abusive est l’étude de l’impact environnemental et social.  Ce système d’impact est identifié comme priorité dans cette collaboration avec le Minepded, d’où la tenue de cet atelier d’Ebolowa pour enrichir le d’évaluation entamée l’an dernier. Dans ce travail, il est question de renforcer  la participation des populations, afin qu’elle puisse prendre une position en tant que bénéficiaires directs des différents  projets autour d’elles. A cet effet, la production du guide  va permettre de clarifier les points, les incompréhensions et partant, réduire les conflits associés au processus. Ce qui sous entend, une harmonisation de la compréhension des termes utilisés dans le processus du public dans  les évaluations environnementales, et clarification des  objectifs de participation de public. A travers un processus analytique, consultatif et participatif, le cabinet d’étude Rainbow environmrnt consult  qui a élaboré ce  projet de guide que les différents participants à travers les groupes de travail ont enrichi et amendé  ledit document. Il faut noter que Wwf  travaille au Cameroun depuis 25 ans dans le cadre de la protection de l’environnement, la conservation de la biodiversité. Dans ce cadre, il apporte un appui technico-financier au Minepded dans l’encadrement des aspects plus ou moins identifiés dans le processus de l’évaluation environnementale. Pour le représentant du ministre Helé Pierre, la participation du public  dans la gestion de l’environnement est instituée par la constitution du Cameroun, et les textes d’applications essayent de le concrétiser. Cependant, il a été identifié un certain nombre  d’écarts de compréhension et d’application afin de respecter la participation effective du public dans les évaluations environnementales. Le document validé devra prendre en compte aussi bien les consultations publiques que les audiences publiques. Tout ceci n’est rendu possible que par l’appui financier de l’Union Européenne et Wwf Nederland.