Cameroun – Environnement. SUD,Mvila: Le groupement Sonkot-Minkan entre dans la foresterie communale

La réunion de sensibilisation et d’information y relative s’est tenue dans les localités de Nyangong et Alam-Paris, villages situés à une trentaine de kilomètres du centre urbain d’Ebolowa le 12 juin dernier sous la présidence du préfet du département de la Mvila qu’assistaient ses principaux collaborateurs techniques dans le domaine.

Les riverains d’une dizaine de villages dans le groupement Sonkot- Minkan de l’arrondissement d’Ebolowa 1er,   dans le département de la Mivila  pourront dans les prochains jours bénéficier des retombées de leur forêt. Leur concession forestière d’une superficie d’environ 33. 360 hectares  sera mise en exploitation, et l’exploitant s’engage à respecter le cahier de charge qui le lie avec les riverains via la commune. Il s’agit d’un désir en puits d’eau, de rendre accessible ces routes du village, de contribuer au paiement de salaires des maîtres de parents dans certaines écoles primaires de l’arrière campagne, de secourir les indigents  et pourquoi pas soutenir la scolarité des enfants brillants. Il est question de parler de l’exploitation de cette forêt  aux populations afin qu’elles sachent les tenants et les aboutissants de ce contrat qui les lie désormais à l’exploitant.

Plusieurs  villages en sont concernés et attendent les retombées issues de cette exploitation  d’où la sensibilisation des différents chefs de villages. Pour Victor Marcel Mendel Ngangué préfet du département de la Mvila, par cette réunion, il question d’anticiper sur les incompréhensions qui font souvent jour lorsque  de ce genre d’activité est menée. C’est une invite à la transparence pour éviter des suspicions de tout genre. Ainsi,  un bureau du comité de riverains  soit mis en place en vue d’accompagner ce climat de parfaite collaboration.  Il aura droit à 30% de revenus issus de l’exploitation de leur forêt selon les textes en vigueur. Montant auquel 20% seront prélevés pour le fonctionnement du groupe  et 80% pour l’investissement de la communauté sous la collaboration du maire qui doit distribuer le développement dans sa circonscription. Il faut noter qu’à travers les forêts communales, les communes accèdent à une nouvelle source de revenus pour financer le développement local. Les communes deviennent responsables de l’exploitation de la forêt et de la gestion des revenus qui en découlent. En fait, qu’est ce qu’il faut entendre par forêt communale selon le patron du département de la Mvila, il s’agit des forêts classées dans le domaine  privé des communes et gérées suivant les plans d’aménagement approuvés par l’administration. Ces derniers sont différentes  des forêts communautaires qui sont des forêts du domaine forestier non permanent, ne pouvant excéder 5000 hectares, faisant l’objet d’une convention de gestion entre une communauté villageoise et l’administration chargée des forêts.

En effet, les descentes sur le terrain pour informer les communautés visent surtout à favoriser la gestion transparente de la ressource et ses retombées financières à long-terme en évitant les blocages dus aux malentendus. Pour Joël Emmanuel Bitoumou maire de la commune d’Ebolowa 1er, ce processus de forêt communale à permis d’identifier, à côté de certaines lourdeurs administratives, des aspects de la réglementation nationale qui sont inappropriés à la foresterie communale et qui peuvent décourager les communes à s’y investir.  Par exemple,  les coûts de l’obtention d’un titre foncier pour une forêt, qui sont les mêmes par mètre carrée que pour toute autre propriété qui rend l’immatriculation foncière hors portée des communes, ce qui ne rassure pas les communes dans leur investissement. De plus, les exigences d’études d’impact environnementales et plans d’aménagement, qui sont les mêmes pour une forêt communale que pour une vaste concession industrielle demandent des préfinancements élevés aux quelles les communes n’ont pas toujours accès.

A travers le classement des forêts, les communes ont franchi une étape importante, mais le travail le plus dur reste encore à faire.  Il s’agit maintenant pour les communes d’élaborer et de mettre en œuvre leurs plans d’aménagements, soit en régie ou en collaboration avec des sociétés forestières pour assurer la gestion durable de la forêt.  Enfin, lorsque les revenus de la forêt commencent à entrer dans les caisses communales, ces communes devront s’assurer que l’argent contribue au développement effectif de la localité, ce qui reste l’un des plus grands défis,  celui de la prise en main de la planification et développement de la commune à travers les revenus générés localement. Pour Moustapha Nsangou responsable de la société exploitante, il est question d’utiliser de préférence la main d’œuvre locale et se mettre à la disposition  des populations à travers la résolution de leurs petits besoins.