Cameroun – Energie. SUD, Coopération : La BAD rétrocède des ouvrages d’eau potable aux communes du Sud

La cérémonie officielle s’est tenue dans la salle de conférences de la Cnps à Ebolowa, couplée à la 25 ème édition de la journée mondiale de l’eau célébrée le 22 mars dernier en présence du gouverneur de la région du Sud qu’accompagnait une équipe du groupe de la banque Africaine de développement (BAD) et le responsable du projet d’alimentation en eau potable et d’assainissement en milieu rural (Paepa-mru).

 
Une coopération démarrée en 1972 avec le projet de construction de l’aéroport de Douala, selon le chargé du projet représentant le résident de la BAD au Cameroun. Ce qui s’est poursuit dans plusieurs volets, avec celui de l’eau potable et de l’assainissement en milieu rural. Ainsi, 95 systèmes d’alimentation en eau potable ont été mis en place, 326 latrines publiques à 6 compartiments dans les écoles et les structures de formation sanitaire et 592 latrines familiales à 6 compartiments.

Dans le cadre de l’alimentation en eau potable quatre régions sont concernées le Sud,  le Nord-ouest, le Sud-ouest et l’Ouest et le coût global de ce secteur est de  32.9 milliards de FCFA. Dans cette enveloppe 12.9 milliards de FCFA étaient affectés  pour ces ouvrages  dans la région du Sud. L’assainissement dans la ville de Yaoundé dans le cadre de cette coopération avec la Bad coûte  77 milliards de FCFA. Ce qui confirme que la Bad accorde une importance au problème d’eau potable et à l’assainissement du  milieu de vie. D’où le  transfère de ces  ouvrages aux populations bénéficiaires à travers  douze sur  les vingt-neuf  communes tirées des quatre départements de la région du Sud. Il faut noter que dans cet élan, la Bad finance également la construction d’un château d d’eau à Ebolowa.

Pour Félix Nguelé Nguelé patron de la région du Sud, le Paepa- mru est une illustration palpable que le gouvernement  est soucieux  et offre aux populations des conditions meilleures dans leur cadre de vie. Il est question d’assurer donc  la gestion et la maintenance de ces ouvrages ainsi, la promotion d’action d’information, d’éducation et de la communication concourt à la durabilité de ces ouvrages. De manière spécifique, le Sud a reçu 16 systèmes  d’alimentation en eau potable, 82 latrines publiques dans les écoles et autres structures de formation sanitaire  et 132 latrines familiales.

La construction de ces ouvrages et leur mise à la disposition des communes est la preuve que la décentralisation est en marche. Une chose est de construire, une autre est d’assurer la maintenance car, il s’agit des ouvrages vitaux pour le bien-être des populations. Ils ont un coût financier, il faut alors un suivi à la base. Ainsi,  les comités de gestion ont été formés, des kits ont été remis aux communes pour un meilleur suivi. Revenant à  la journée mondiale de l’eau, célébrée sous le thème « l’eau et les eaux usées », il est question de savoir que les eaux usées non traitées avant rejet sont une menace pour les ressources en eau, l’écosystème et la santé. Pour le représentant de la Bad, les changements climatiques, la croissance démographique et le développement économique imposent à trouver  des  solutions  viables en vu de garantir aux futures générations un monde durable. Ainsi, les eaux usées ne devront plus être considérées comme nuisibles, mais comme une source précieuse  à valoriser. Leur gestion sûre est un investissement efficace en faveur de la préservation de la santé des humains et les écosystèmes.

Selon l’expert de la Bad, l’amélioration des conditions de vie des populations Africaines fait partie intégrante du programme du groupe de la Bad. Ainsi, elle développe une approche inclusive de manière participative avec une forte implication des bénéficiaires représentés par les maires. Le défi à relever  reste l’entretien de ces ouvrages. Pour le maire de la commune d’Oveng, c’est un véritable cadeau pour ses populations qui avaient des problèmes énormes d’accès à une eau de qualité. Avec ces systèmes  d’alimentation en eau potable, les factures de soins de santé vont certainement être vues à la baisse. La commune va veiller à la bonne marche de l’ouvrage par le suivi et la maintenance. Les gens ont déjà été formés dans ce sens, les services techniques vont prendre le relai.