Cameroun : Embellissement , des kiosques plus modernes

Ils ont été inaugurés mercredi dernier par le délégué du gouvernement auprès de la Communauté urbaine de Yaoundé, Gilbert Tsimi Evouna

Des kiosques en matériaux provisoires, aux couleurs et aux formes individuelles, construits à tous les coins de rue. Le délégué du gouvernement auprès de la Communauté urbaine de Yaoundé, Gilbert Tsimi Evouna, ne veut plus de ce type de clichés qui contribuent à ternir l’image de la capitale politique du Cameroun. Il l’a fait savoir mercredi dernier au cours de la cérémonie d’inauguration des nouveaux kiosques de la ville de Yaoundé. « Les propriétaires des kiosques anarchiques ont un mois pour se mettre en règle, sinon leurs installations seront détruites », a martelé Glibert Tsimi Evouna. La vision du délégué du gouvernement auprès de la Communauté urbaine est concrétisée par le partenaire privé Accent média, qui a mis les petits plats dans les grands pour sa réalisation. « Il s’agit de dispositifs présfabriqués, couvrant une superficie de 6m2 chacun, et garantissant des conditions de confort et de sécurité optimale », a expliqué Elise Ekelle, représentante d’Accent média. Avant d’en dérouler les multiples avantages. « Ce sont des espaces à l’abri des intempéries et doublement ventilés par une ouverture de store sur la façade principale. Ils possèdent également un mécanisme de ventilation intégré raccordé au réseau électrique et solaire, garantissant une fonctionnalité 24h/24. Chaque kiosque est équipé d’un dispositif de gestion hybride d’énergie électrique et solaire pour être éclairé en permanence. Il dispose d’une isolation thermique et d’une alarme automatique pour sécuriser les personnes et le matériel », a-t-elle expliqué.
Le produit contribue également à l’identification et l’affichage numérisé des publicités. Dans quelques mois, ces kiosques se retrouveront dans toute la ville. Pour l’instant, le partenaire du gouvernement, par la voix de sa représentante, a fait savoir que « 100 kiosques à titre expérimental ont déjà été construits dans la ville. Par ailleurs, 500 socles sont en attente de matériel pour leur finition. En 2019, date accueil de la CAN par le Cameroun, 700 kiosques seront disponibles », a-t-elle promis. Pour la location, les usagers doivent débourser la somme de 50.000F par mois. Ces derniers doivent se rendre auprès des services de la Communauté urbaine de à Yaoundé.

Réactions

Gilbert Tsimi Evouna: « Nous avons été inspirés par d’autres pays »

Délégué du gouvernement auprès de la Communauté urbaine de Yaoundé

« Nous avons été inspirés par d’autres pays dont les villes sont très remarquables. Ces kiosques constituent un plus au projet d’embellissement de la ville de Yaoundé. Ils sont incomparables avec ceux qu’on observe dans la cité, qui par leurs divergences contribuent au désordre urbain. Pour le moment, nous nous organisons à voir comment tous ces kiosques seront disposés dans la ville, en évitant d’obstruer la chaussée. »

 Elise Ekelle: « Ces kiosques ont plusieurs avantages »

Représentante Accent média

« Ce projet de construction et de pose des nouveaux mobiliers urbains dans la ville de Yaoundé  découle du désir du délégué du gouvernement auprès de la Communauté urbaine de Yaoundé, Gilbert Tsimi Evouna, d’embellir la capitale politique du Cameroun. Nous sommes honorés de la confiance dont nous avons bénéficié. Ces kiosques répondent à un double objectif de salubrité publique et de sécurité, car chaque kiosque possède un dispositif pour sécuriser les personnes et les biens, de même que de multiples avantages que nous invitons les usagers à découvrir. »

Junior Mbilongo: « La commercialisation suit son cours »

Directeur général du cabinet Label

« Le cabinet Label est le partenaire technique de la Communauté urbaine de Yaoundé. Nous œuvrons dans les domaines de l’organisation, de la planification des activités publicitaires et du développement des mobiliers urbains. Notre mission est de contribuer à l’embellissement de la ville en fonction de la volonté du délégué du gouvernement. Il s’agit d’un projet sur le modèle (BOT) Build Operate Transfer, c’est-à-dire que plus tard il sera rétrocédé à la Communauté urbaine de Yaoundé dès que le maître d’ouvrage aura récupéré son investissement.»