Cameroun – Élevage: C’est confirmé, la grippe aviaire est de retour dans la Région de l’Ouest

C’est ce que révèlent les analyses des prélèvements effectués dans la ferme du groupe Siprec, qui a subi d’importantes pertes sur son cheptel le 3 septembre 2016.

Le 8 septembre 2016, le Gouverneur de la Région de l’Ouest, Awa Fonka Augustine, a annoncé que 16 000 poulets ont été détruits dans une ferme de Bafoussam suite à des suspicions sur une nouvelle épizootie. La délégation régionale de l’Élevage, des Pêches et des Industries animales venait d’être saisie par un fermier de ladite ferme qui venait de constater le décès de près de 6000 bêtes du cheptel. Selon le Gouverneur, 16 000 autres poulets devaient être abattus, les résultats des analyses effectuées confirment, qu’il s’agit bien de la grippe aviaire.

Les analyses des prélèvements effectués dans cette ferme appartenant au groupe Siprec se sont avérées positives. La grippe aviaire est donc officiellement de retour dans la Région de l’Ouest du Cameroun, notamment dans le Département de la Mifi. Selon le magazine Investir au Cameroun qui rapporte cette information, cette résurgence de la grippe aviaire, dans le pays va aggraver les pertes déjà enregistrées par l’ensemble de la filière lors de l’épizootie de mai 2016, lesquelles pertes sont officiellement estimées à plus de 10 milliards de francs CFCA.

Il faut dire qu’avec un cheptel de 2,8 millions de sujets, le Département de la Mifi est le plus grand bassin de production de poulets de la Région de l’Ouest, qui pèse elle-même 80% dans la production avicole camerounaise. Dès l’annonce de ce retour du virus H5N1, les autorités locales ont une fois de plus décidé d’interdire le commerce du poulet dans le Département de la Mifi.

Dans une récente interview accordée à Cameroun-Info.Net, le leader de la société civile Bernard Njonga indiquait que l’on n’était pas loin d’un retour du virus H5N1. «On n’est pas encore sortie de la crise et j’ai bien peur, au regard du comportement des uns et autres qu’on n’est pas loin d’une nouvelle crise dans la crise. Que voulez-vous quand les mesures de biosécurité, d’hygiène et de salubrité sur les marchés, dans les fermes, dans les transports, dans les transformations ne sont respectées par personne, et personne ne dit mot ?», indiquait-il. Cette résurgence vient lui donner raison.