Cameroun : effervescence autour du mouton en prélude à la Tabaski

Le mouton est au centre des attractions au Cameroun alors que la communauté musulmane du pays s’apprête à célébrer jeudi prochain, la fête de la Tabaski.

Communément appelé le «marché de chèvres », ce site aux encablures du marché central de Douala qui abrite également le plus grand marché de moutons de la ville, l’arrivée des cargaisons et des troupeaux de moutons renseigne suffisamment sur la place essentielle que cette denrée occupe actuellement au sein de la communauté musulmane.

« Depuis ce lundi, le marché s’anime de plus en plus. Vous savez que les gens étaient d’abord préoccupés par les préparatifs de la rentrée scolaire. Nous pensons que dans les deux prochains jours qui précèdent la Tabaski, il y aura encore plus d’animation », fait observer Halidou Bouba, un vendeur de moutons.

D’après différents témoignages, il faut en moyenne 70 000 francs CFA pour s’acheter un « mouton acceptable », les prix oscillant généralement entre 40 000 francs CFA pour les plus petits, et 100 000 francs CFA pour les plus gros.

Autre lieu, autre décor, « le marché de moutons » situé à un jet de pierre de l’aéroport international de Douala, dans le deuxième arrondissement, où des centaines de bêtes sont particulièrement contrôlés par des bergers, qui profitent de la présence de pâturage à cet endroit pour laisser paitre leurs animaux.

Ici, on pense que les prix sont « abordables », bien qu’une comparaison avec les autres marchés à moutons laisse transparaître une différence de 2000 francs CFA à 5000 francs CFA selon la taille du mouton.

Toutefois, la différence est frappante ici et ailleurs au sujet du traitement des animaux, les vendeurs de ce marché profitent de l’étendue du terrain non bâti pour mieux entretenir les animaux.

Par ailleurs, c’est sur ce site qu’on trouve plusieurs types d’animaux, des moutons vendus sur place provenant généralement du Nord Cameroun, du Niger et du Tchad.

Dans le même sillage, la vente des moutons au marché de Bonaberi dans le quatrième arrondissement connaît également de l’animation, la particularité ici étant que de nombreux acheteurs embarquent des moutons pour le Nigeria où le prix est décuplé par deux ou par trois, explique-t-on.