Cameroun – École des postes: Une affaire de recrutement oppose la direction et des enseignants

L’école n’arrive pas à finaliser un processus de recrutement des enseignants enclenché il y a trois ans.

 

L’affaire ne fait pas encore grand bruit, mais une petite crise se vit à l’Ecole Nationale Supérieure des Postes et Télécommunications (ENSPT). À l’origine, un différend qui oppose la direction de l’école, représentée par le Directeur et son adjoint, et des enseignants dudit établissement au sujet d’un recrutement lancé en 2013.

Après avoir approché les différentes parties, La Nouvelle Expression (LNE) publie dans son édition du 7 juin 2016, les résultats de son enquête. Le problème part du fait que l’école est en sous-effectif au niveau des enseignants (66 au total). Ceux des enseignants qui y dispensent les cours sont soit des vacataires, soit des personnes détachées du ministère des Postes et Télécommunications.

Selon Nga Etouga, Délégué des enseignants, «il s’est posé un problème d’autonomie avec des enseignants propres à l’institution. Le problème est la base de ces recrutements, car il y a  un problème d’encadrement de ces enseignants, leur prise en charge, etc. Des tendances s’opposent: il y a ceux qui militent pour les professionnels, d’autres pour les enseignants d’universités».

Un processus de recrutement lancé en 2013 reste bloqué à ce jour. À en croire le journal, des sources voient la main du directeur adjoint de l’école Nanga Ayissi derrière ce blocage. «Le directeur adjoint qui est par ailleurs membre du Comité chargé de réexaminer les propositions de sélection des enseignants permanents et de modification du statut des enseignants de ladite école (depuis le 1er avril 2016), et son supérieur Jean Marie Dongo rapporteur», précise notre confrère.

Des accusations balayées d’un revers de la main par le Délégué des enseignants. «C’est erroné. Il est clair que le processus n’avance pas vraiment, mais le problème est que, comme c’est nouveau, le Directeur de l’École a ouvert un débat pour que les uns et les autres s’accordent et trouvent la meilleure formule à adopter pour ce recrutement et, dans ce débat contradictoire, chacun défend sa position. Mais personne ne bloque le processus», soutient Nga Etouga.

Afin de démêler l’écheveau, une réunion du Comité en charge de l’examen de la question des recrutements est prévue ce jour.