Cameroun – Droits d’auteurs de l’art musical: Sergeo Polo fustige la gestion actuelle de la Société nationale camerounaise de l’art musical (SONACAM) et accuse Sam Fan Thomas, le président du Conseil d'Administration de ladite société, de malversations financières

Cameroun – Droits d’auteurs de l’art musical: Sergeo Polo fustige la gestion actuelle de la Société nationale camerounaise de l’art musical (SONACAM) et accuse Sam Fan Thomas, le président du Conseil d’Administration de ladite société, de malversations financières

Le «président de Deido à Paris» reproche au président du Conseil d’administration de la SONACAM d’entretenir une mafia au sein de la SONACAM

Le torchon brûle entre L’artiste-musicien Sergeo Polo, par ailleurs membre du conseil d’administration de la SONACAM et Sam Fan Thomas qui assume la fonction de président du conseil d’administration de cette société en charge de la gestion et de la répartition du droit d’auteur de l’art musical depuis septembre 2017. L’objet de leur différend repose encore et toujours sur la gestion, notamment, financière de la société nationale camerounaise de l’art musical. Le «Président de Deïdo à Paris» crie haro sur la mafia qui se déroule au sein de la SONACAM, et qui selon lui, serait entretenue par son homologue Sam Fan Thomas. «J’ai demandé à Sam Fan Thomas, la mise à disposition des statuts et résolutions du Conseil d’administration de la SONACAM ce qui est normal. Je veux également des informations sur le recouvrement de nos droits d’auteur auprès des diverses sociétés et des usagers. Jusqu’à maintenant je n’ai rien reçu», a-t-il confié à nos confrères de Canal 2 international.

Cette situation turlupine sérieusement l’auteur du tube à succès «Solantine». Surtout que, selon ce dernier, le Conseil d’administration de la SONACAM s’est rendu coupable d’importantes malversations financières. Sergeo Polo en a les preuves «J’ai en ma possession le courrier que le patriarche Effa Paul a adressé à monsieur le PCA. Ils ont ajouté 335 noms fictifs dans la liste des ayants droits et ont attribué à chacun d’eux la somme de 150.000 FCFA. C’est plus de 50 millions de FCFA», renseigne-t-il.

Du coté de la SONACAM, les déclarations de Sergeo Polo sont perçues comme de simples élucubrations. Pour l’artiste-musicien Papillon , un autre membre du Conseil d’administration de la Sonacam, le «Roi Polo XVIII» veut juste faire son intéressant. «Sergeo Polo en tant que membre du Conseil d’administration doit d’abord démissionner. Quand il va démissionner, par la suite qu’il porte plainte. Nous sommes dans un pays de droit et le droit va primer. Il ne s’agit pas de vociférer comme je le dis dans mon jargon, de vociférage. Je dirais tout simplement ce sont des petits hommes. Parceque tu ne peux pas incriminer un Conseil d’administration dont tu fais partie, au sein duquel tu émarges. S’il y a un problème tu le dénonce au sein du Conseil d’administration», a confié le Maréchal Motanguinya dit Papillon à nos confrères de Canal 2 international.

Sergeo Polo ne compte pas s’arrêter au stade des simples dénonciations. Il envisage de saisir la Commission national anti-corruption (CONAC) afin qu’une enquête soit menée au sein de la SONACAM.

Rappelons que ce n’est pas la première fois que la gestion de la Sonacam fait l’objet de dénonciationS. En 2018, Raymond Tchengang, promoteur culturel et ex-membre du conseil d’administration de la Sonacam avait adressé une correspondance à Narcisse Mouelle Kombi, l’ancien ministre des Arts et de la Culture, pour lui faire part de ce que les statuts de la SONACAM avaient été falsifiés et que la liste des souscripteurs était fausse. Mouelle Kombi, n’avait accordé que très peu d’importance à cette lettre, estimant que Raymond Tchengang n’était plus, à la date de l’expédition du courrier sus-évoqué, membre du Conseil d’administration ni ayant droit de la SONACAM.