Cameroun – Douala: Les propriétaires des bars et des snacks dénoncent le communiqué du Délégué du Gouvernement leur interdisant d’occuper la voie publique

Le communiqué signé par Fritz Ntonè Ntonè date du 15 juin dernier.

Dans la ville de Douala, capitale économique du Cameroun, le Syndicat National des Exploitants des Débits de Boisson (SYNEDEBOC) est actuellement en désaccord avec la Communauté Urbaine de Douala (CUD). L’objet de ma discorde est le communiqué de Fritz Ntonè Ntonè, le Délégué du Gouvernement auprès de la CUD, du 15 juin dernier.

Ce communiqué adressé aux propriétaires de débits de boisson indique «qu’il est strictement interdit de développer des activités sur la voie publique et ses emprises. Faute de s’exécuter, ces derniers verront leur commerce scellé, les auteurs ou responsables interpellés pour trouble à l’ordre public et les biens présents sur le domaine public seront saisis».

À en croire le quotidien Mutations édition du 9 août 2016, le communiqué en question ne plaît pas aux personnes concernées, partant du fait qu’elles paient l’Occupation Temporaire de la Voie Publique (OTVP) et les Droits d’Occupation de Parkings (DOP) auprès des mairies d’arrondissements. «Ce communiqué est un déclenchement de guerre entre trois parties, les mairies qui perçoivent l’OTVP, la CUD qui publie le communiqué, et les barmen qui paient l’OTVP aux mairies. Nous souhaitons que la CUD retire ce communiqué et s’entende avec les mairies», déclare à cet effet Hervé Nana, le président régional pour le Littoral du SYNEDEBOC.

Du côté de la CUD, il est dit que cette décision a pour objectif de lutter contre le désordre urbain. «L’OTVP est l’Occupation Temporaire de la voie publique, pas l’occupation permanente de la voie publique. Pourtant les barmen le font toute l’année et tous les jours», constate William Ketcha, le directeur de la réglementation de la police municipale. Celui-ci ajoute: «nous ne contestons pas le droit des communes d’arrondissement à percevoir l’OTVP. Mais nous sommes dans une logique de fluidifier la circulation».