Cameroun – Douala: Les populations de l’Arrondissement de Douala 5e sans eau depuis plus de 3 mois

Les habitants de l’Arrondissement de Douala 5e, dans la Région du Littoral, agonisent par manque d’eau potable. La Camerounaise Des Eaux (CDE) est accusée de laxisme.

«Nous souffrons énormément. Nous avons appelé à plusieurs reprises les agents de la Camerounaise Des Eaux, sans succès. À l’autre bout du fil, on nous rétorque que la pénurie d’eau est la conséquence des travaux entrepris en ce moment par le Génie militaire et qu’il faudra attendre la livraison du Boulevard de la République  pour avoir de l’eau», se plaignent à l’unanimité les populations de l’Arrondissement du Douala 5e dans Région du Littoral. Selon La Nouvelle Expression du vendredi 24 juin 2016, leurs regards sont sombres, les mines moroses. Signes de colère, mais aussi de détresse.

«Nous voulons de l’eau potable. Nous voulons être à l’abri des maladies dues à la consommation de l’eau douteuse provenant des puits, et même des forages. C’est dur», supplient les riverains, certains espèrent que le journal sera lu par les responsables en charge de l’eau dans la Région du Littoral et souhaitent une réaction de leur part.

«Nous souhaitons simplement qu’ils descendent au quartier constater les faits. Et voir s’il y a une possibilité de nous satisfaire, car, en face de nous, les autres citoyens ont de l’eau qui coule dans les robinets. Pourquoi sommes-nous les seules victimes ?», s’interrogent les compatriotes. «Nous sommes obligés de débourser 25 FCFA par récipient pour nous approvisionner en eau issue des forages. Nous sommes alors exposés au prix fixé en fonction des humeurs des propriétaires de ces forages», continuent les citoyens.

Curieusement, au quartier Ndogbong à Douala, précisément au «Carrefour Hermitage», depuis trois semaines, l’eau coule à flots à cause d’un tuyau cassé. «On a l’impression qu’il s’agit d’un jet d’eau semblable à celui qui est à la Douche municipale. Le précieux liquide arrose les passants qui sont sans gêne», témoignent les habitants du coin.

Fait similaire au lieu-dit Vallée Bessenguè. «C’est à croire que la vie est vraiment paradoxale. Les uns pleurent et les autres se réjouissent. La faute à qui ? Pas aux habitants, en tout cas. Les acteurs de la Camerounaise des eaux doivent se sentir interpellés tant sur la pénurie que sur l’abondance des canalisations défectueuses», tentent d’expliquer des citoyens. Jusqu’ici, les populations accusent la CDE de rester muette à leurs plaintes.