Cameroun – Division administrative: Le village Bantoum situé dans la Région de l’Ouest réclame son Arrondissement

La demande a été formulée au cours de la visite de prise de contact d’Oumarou Haman Wabi le Préfet du Département du NDÉ.

La position du village Bantoum, en conflit avec le village Banganté, dans la Région de l’Ouest, est claire: Il veut avoir son Arrondissement. La visite de prise de contact effectuée le 21 septembre dernier par Oumarou Haman Wabi, le Préfet du Département du NDÉ, a été l’occasion idoine pour présenter cette doléance. En fait, en dépit des pressions qui visaient à le dissuader d’entreprendre les visites, le Préfet s’est rendu dans deux chefferies de 3e degré situées dans le groupement Bangangté.

«Si le matin à Babou les choses ont semblé normales, l’atmosphère était particulière à Bantoum, où son cortège est arrivé dans l’après-midi. «Il est nécessaire que le Préfet rentre à la base pour comprendre ce qui se passe en haut», a-t-il dit à l’entame de son propos devant près de 2500 âmes. Preuve qu’il ne cache pas aux populations que leur village est l’objet d’un conflit administratif», souligne le quotidien Le Jour qui relaie cette information dans son numéro 2277.

Cependant, avant la prise de parole du Préfet, le premier ministre du Chef Batoum qui indiquait que le village est un condensé de 10 000 habitants venus d’horizons divers a par ailleurs regretté le fait qu’aucun Bantoum ne soit présent dans les hautes sphères de l’État alors qu’il existe des ressources humaines qualifiées. Outre cela, il a parlé de la «création d’une unité administrative qui permettrait un meilleur développement de ce village qui a beaucoup évolué ces dernières années».

Pour Le Jour, par sa visite, le Préfet «vient d’embarrasser le Chef supérieur de Bangangté qui accuse le chef Bantoum de rébellion». A plusieurs reprises, les autorités du NDÉ sont passées tout près des affrontements dans cette chefferie de 3e degré. Car, pour Bangangté, le titre de chef supérieur Bantoum n’existe pas. Pour le camp adverse, on «revendique une tradition différente et qui se fonde sur l’histoire pour revendiquer un territoire qui va au-delà des limites imposées par l’arrêté préfectorale du 6 octobre 1986 qui crée sa chefferie», précise le quotidien.