Cameroun – Devoir de mémoire: Des jeunes à la rencontre de Ruben Um Nyobè

Ils ont participé à une excursion organisée par la Fondation Yes Africa sur le lieu où a été inhumé le nationaliste camerounais à Eseka, le 26 septembre 2015.

57 ans après sa mort, l’un des héros de l’indépendance du Cameroun, Ruben Um Nyobè suscite toujours admiration et curiosité. De nombreux  jeunes parmi lesquels, des artistes, plasticiens, étudiants, chercheurs, journalistes et blogueurs se sont rendus sur la tombe du premier secrétaire général de l’Union des populations du Cameroun  à Eséka dans le Nyong-Ekelle,  le 26 septembre 2015.

L’objectif de cette excursion organisée par la Fondation yes Africa était de «se recueillir sur la tombe de ce dernier et communier avec l’une des pages tristes de l’histoire du Cameroun», révèle le quotidien Le Messager dans son édition du mercredi 07 octobre 2015.

A propos de cette initiative, Martin Didier Nguiamba, président de la Fondation yes Africa explique qu’elle vise «à nous remémorer notre histoire, réconcilier les jeunes avec leur histoire, effectuer un peu de tourisme et découvrir le coin pour ceux qui ne connaissent pas et provoquer un brassage de culture entre jeunes qui viennent d’horizons divers».

A  Eseka, les visiteurs vont découvrir la «gigantesque statue du héros national de l’indépendance qui trône à l’entrée de la ville. Il apparait vêtu d’un costume, tenant une mallette à la main. Au pied de la statue on peut lire : Ruben Um Nyobè 1913-1958 ; retour triomphal des Nations-Unies du 17 décembre 1952», décrit le journal.

A pied, ils se rendent au sanctuaire où repose l’illustre défunt au «cimetière de l’Eglise presbytérienne camerounaise pour un moment de recueillement», indique Le Messager. «C’est ici qu’a été inhumé Um Nyobè, après avoir été trainé au sol sur une vingtaine de kilomètres», informe Bergeline Domou guide touristique.

Après cette étape, «s’en est suivi quelques témoignages sur le combat, la vie, le parcours de Um Nyobè». Afin  de lever toute équivoque, Florian Nguimbis membre de la Fondation, précise qu’il «ne s’agit pas de se substituer en Upc bis, ou de mener un bras de fer avec les autorités. Il s’agit d’amener les jeunes à s’approprier l’histoire de leur pays qui reste méconnue».