Cameroun: Deux otages libérés dans l’Adamaoua

La traque se poursuit afin de mettre hors d’état de nuire deux des quatre malfrats impliqués.

La collaboration forces de maintien de l’ordre, comités de vigilances et autorités administratives vient une fois de plus de porter ses fruits. 237online.com En fin de semaine dernière, en effet, Bassoro Abdourahim, 50 ans, chef berger et Hamadou 45 ans, bouvier, ont été libérés des griffes de leurs ravisseurs après des échanges de coups de feu nourris entre malfrats et les soldats de la 31e BRIM. Lors des combats, des armes de guerre ainsi que de munitions ont été récupérées. Des talismans, des couteaux, du chanvre indien et des menottes aussi. Deux malfrats ont été tués. Deux autres sont encore en cavale. Mais pas pour longtemps. Puisque des éléments de la 31e BRIM les traquent dans leurs plus profonds retranchements. Retour sur les faits. Dans la nuit du 23 au 24 juin dernier, les deux bergers ne se doutent de rien. Ils se reposent après une longue journée de

labeur. Quatre malfrats font irruption dans la ferme où se trouvent les bergers avec leurs animaux. Ils les tiennent en respect. Les armes de guerre dont disposent les ravisseurs sont suffisamment dissuasives. Ceux-ci ne peinent pas à ligoter « leurs proies ». Puis, ils prennent le cap de Mandourou, une bourgade de l’arrondissement de Martap, département de la Vina. Des villageois sont aussitôt au fait de l’enlèvement, grâce au comité de vigilance actif à cette heure tardive de la nuit. Renseignement est donné à l’autorité traditionnelle qui informe l’autorité administrative. C’est ainsi que le colonel Assoualaï Blama, commandant de la 31e BRIM est également mis au courant. Il déploie aussitôt ses hommes. 237online.com Les ravisseurs espéraient, grâce à leur prise, faire chanter leur maître, opérateur économique bien connu dans la région. Mal leur en a pris. Cette fois, les populations bien averties ne font plus leur jeu. Désormais, ils renseignent les FMO. Après avoir libéré les deux bergers, le commandant de la 31e BRIM félicite « la franche collaboration des populations ». Il invite donc ces populations à poursuivre sans relâche sur cette voie afin de venir à bout de ce phénomène de l’insécurité rurale.