Cameroun – Descente aux enfers: L’Apocalypse s’abat sur Robert Nkili

Comme sur Babylone la grande, L’apocalypse 18 de Saint Jean terrasse l’ancien ministre des Transports : les prophéties du saint apôtre se réalisent en effet sur le « beau gosse » de Monengombo, comme une lettre à la poste.

Décidément, rien ne va plus chez le grand Bob. En effet, depuis le limogeage de l’ancien ministre des Transports, plus aucune mouche ne rode autour de sa somptueuse villa si fréquentée au temps des vaches grasses. Plus de garde du corps. Toutes les cérémonies ont été annulées : commémoration
pourtant déjà programmée de tous les défunts de la famille, remise du paquet minimum aux élèves des écoles de son département. Il ne sort plus de chez lui, il paraît même qu’il ne peut même plus voyager pour aller se reposer à Monengombo et plus précisément à « Pays Bas » où ses frères et sœurs ont fait la fiesta toute la nuit qui a suivi son limogeage du 02 octobre dernier. Il ne sait même pas à quelle sauce il sera mangé par ceux-là mêmes qui hier encore l’encensaient avec tant d’obséquiosité, lui passant la brosse à reluire plus souvent qu’à son tour. Voici l’histoire de la chute de celui là même qui était devenu ministre par un coup de baguette magique de son neveu Franck BIYA, qui aurait dit-on, plaidé en faveur de son oncle chéri auprès

de son père, à peu près en ces termes : « Papa, ma famille maternelle a déjà trop attendu, il est temps qu’ils mettent aussi leurs compétences à ta disposition…»
Aujourd’hui le petit professeur des lycées aurait perdu le sommeil. Il vit désormais reclus chez lui tout seul, méditant certainement son long parcours dans la galaxie gouvernementale où il a séjourné pendant treize années sans interruption. Le portail pourtant grandement ouvert ne reçoit pas âme qui vive. Les amis et proches d’hier son repartis après l’avoir consolé un soir et ne sont pas prêts de revenir. Lorsqu’il appelle, la personne décroche, se rendant compte c’est le désormais « Petit Robert » qui est à l’autre bout du fil, elle fait comme si le réseau dérangeait et raccroche. Les deux seules personnes qui l’ont pris au téléphone, c’est premièrement son ex DAG qui lui aurait dit à peu près ceci : « Papa ton remplaçant est un vrai flic, il connaît tous mes gestes, surtout, il me chauffe mal, d’ailleurs il a entrepris de grands travaux dans les bureaux que tu as laissés en disant qu’il ne veut aucun souvenir de toi, c’est sûr que nous serons balayés aux prochaines nominations » Le second, c’est Eric Dominique Ondoua son neveu, qu’il aurait initié à la franc-maçonnerie et qui lui aurait répondu comme d’habitude, maladroitement : «Papa, je ne peux plus facilement te voir, occupé que je suis à négocier les grâces de mon nouvel ancien ministre. Je veux en effet prendre la place de ma patronne Madame Bekolo Essama ».
Le jeune Franck, qui suit l’évolution de son oncle de ministre ne comprend plus ce qui lui arrive.
Un temps, il apprend que ce dernier harcèle son neveu DG de la CNPS à qui il demanderait rien moins que huit petits millions mensuels pour ses petites bricoles. « Mais Monsieur le ministre, il s’agit de deniers publics », s’entend-il répondre. Un autre temps, on le retrouve dans l’une des églises du département de son Nyong-et-Mfoumou natal (même comme il aurait préféré le Moyen Nyong pour s’allier à ses frères mbida mbani) en train de distribuer la communion aux fidèles, et ceci avec la bénédiction des plus hautes autorités catholiques de la zone. Le pauvre n’a plus que ses yeux pour pleurer, surtout lorsque papa,très farceur de temps en temps, lui fait des observations embarrassantes du genre : « Je t’avais bien demandé si tu connaissais bien ton oncle ».
Nous sommes le vendredi 09 octobre 2015 à l’Ambassade d’Allemagne au Cameroun, exactement une semaine après le mini tsunami qui a débarqué du Gouvernement, le désormais ancien ministre. Des personnalités de haute qualité (ministres, DG de sociétés, membres du corps diplomatique, hommes d’affaires, membres de la société civile, etc.) prennent effectivement part à la cérémonie qui consacre le 25ème anniversaire de la réunification des deux Allemagnes (Est et Ouest). Evidemment l’absence de l’agité et très sémillant activiste Robert Nkili est remarquée.