Cameroun: Des projets pour légaliser le bois camerounais

L’association « Action for Sustainable Developement » (Saild) a lancé le 5 octobre à Yaoundé des initiatives qui visant à sensibiliser les acteurs du marché domestique.

« Projet de lancement de la légalité dans le marché domestique et transfrontalier du bois dans la région forestière de l’Est » (Relemdot). « Mise en place d’un système de vérification communautaire de la légalité des bois communautaires au Cameroun » (Svcl). Voilà deux projets de l’association « Action for Sustainable Developement » (Saild) a lancé à Yaoundé le 5 octobre à Yaoundé. D’une durée de 15 mois, ils bénéficient de l’appui de la FAO dans la cadre du programme FAO Flegt. Montant : 96 665, 05 dollars américains. 237online.com Le prétexte du Saild est que la gestion forestière est fortement extravertie (produits essentiellement destinés vers le marché extérieur). Par ailleurs, le marché domestique est faiblement structurée/organisée et évoluant principalement dans l’informel et alimenté à environ 75% par du bois de source illégale. Selon toujours le Saild, moins de 30% de la possibilité annuelle des forêts effectivement est exploité: 7

600 000 m3 (décennie 2005-2014) contre une production moyenne annuelle de 2 300 000 m3 de bois brut seulement. Enfin, la région de l’Est est au cœur de la problématique avec un volume d’approvisionnement illégal du marché domestique estimé à plus de 90% en 2014. Il est donc question selon l’ONG, à travers ces deux projets d’assurer la mise en conformité des activités d’approvisionnement, d’exploitation et de commercialisation des petits opérateurs (commerçants des dépôts de bois, acheteurs de bois, scieurs artisanaux) à l’Est (Bertoua, Abong Mbang, Belabo, Batouri et Yokadouma), aux exigences légales et réglementaires relatives à la gestion forestière et au marché domestique du bois.A la fin, il est attendu que les petits opérateurs économiques et détenteurs des titres légaux (concessions, forêts communales, forêts communautaires, vente de coupe) connaissent les exigences légales et réglementaires en matière de valorisation artisanale des rebuts et bois et s’engagent vers des partenariats commerciaux. Et que les petits opérateurs du secteur bois de la région de l’Est soient accompagnés dans les processus de conclusion des partenariats avec les détenteurs légaux et de valorisation des rebuts et bois concernés.