Cameroun : Des conducteurs de moto accusés de vouloir semer le désordre à Douala le 3 octobre 2016

Le président d’un syndicat de conducteurs de mototaxis parle de tracts qui seraient distribués dans la ville.

Une frange des conducteurs de mototaxis domiciliés à Douala semble avoir décidé de poursuivre le bras de fer entamé avec les autorités de la ville le 21 septembre 2016. Selon certaines informations, ils envisageraient de ne pas respecter le délai d’un mois que celles-ci leur ont concédé afin de s’acquitter des frais liés à l’acquisition de leurs documents administratifs.

Les présumés meneurs sont accusés par le responsable d’un syndicat de mototaxis de vouloir faire du désordre dans la capitale économique du Cameroun le 3 octobre 2016. «Nous voulons profiter de cette occasion pour attirer l’attention de tous ceux qui tendent les tracts appelant les mototaxis au désordre le 3 octobre à Ndokoti. Que les mototaxis ne se mêlent pas parce que notre pays est en alerte. Il y a des gens qui n’attendent que cela pour le détruire», a accusé ce dirigeant au cours d’une réunion tenue le 27 septembre 2016 à Douala.

Voilà qui devrait mettre les autorités de la Région, notamment le Préfet du Wouri, sur les dents. L’on se rappelle que, le jour où les «benskineurs» se sont mis en colère contre les forces de l’ordre, il est intervenu. Le chef de terre avait alors appelé les transporteurs à plus de civisme en ces termes: «Nous devons amener les gens à respecter les institutions, la réglementation en la matière. On ne peut pas avoir les motos qui ne roulent pas avec ne serait-ce qu’un dossier. Et ils portent les gens ! L’assurance ne peut pas vous payer  en cas d’accident. Et ils font ça pour influencer tout le monde. Ce n’est pas normal. Nous les appelons à être en règle comme de bons citoyens».