Cameroun – Démocratie en danger: Le Sdf dénonce l’arrestation de Jean Marc Bikoko

Le parti de Fru Ndi exige la libération immédiate et sans condition de tous ceux qui ont été interpellés à Yaoundé.

Dans un communiqué rendu tard hier, Joshua Osih, premier vice président du Socil democratic front,(Sdf), principal parti de l’opposition camerounaise relève qu’ «une escouade de flics armés visiblement en mission commando et commandée a fait irruption dans la salle de conférences et a kidnappé manu militari les organisateurs» d’un atelier sur un thème politique qui n’est plus un secret pour personne au Cameroun, à savoir la nécessité d’une alternance au pouvoir à Yaoundé. Au nombre des personnes arrêtées brutalement par les forces de l’ordre se trouvent en vue Jean Marc Bikoko, le président de la Dynamique citoyenne, une organisation de la société civile, jean Baptiste Sipa de Article 55 et bien d’autres militants pour la démocratie au Cameroun.
«Aux dernières nouvelles, précise  Joshua Osih,  certains conférenciers ont été placés sans autre forme de procès en garde à vue administrative à la prison centrale de Kondengui, sur ordre du Gouverneur de la région du Centre. Le Sdf dénonce cet abus grave d’autorité et condamne avec la dernière énergie le caractère lâche, barbare et rétrograde de ces arrestations arbitraires qui ternissent l’image déjà considérablement écornée de notre pays qui prétend pourtant être un Etat de droit».

Le  parti de Ni John Fru Ndi «exige par ailleurs la libération immédiate et sans condition de tous les dirigeants de La Dynamique Citoyenne dont le seul tort manifeste est d’avoir voulu aborder, en ce  15 septembre baptisée Journée mondiale de la démocratie, les vraies questions qui interpellent la conscience nationale républicaine notamment celles portant sur les contours et les mécanismes de l’alternance au sommet de l’Etat du Cameroun, de notre Etat».
Il faut rappeler que le gouverneur de la Région du Centre a ordonné une garde à vue administrative de ces militants pour la démocratie, arguant qu’ils ont défié les lois de la République.