CAMEROUN :: DÉJÀ 90 JOURS D’INCARCÉRATION DE MAURICE KAMTO ET COMPAGNIE: BIBOU NISSACK FAIT LE POINT

Déjà 90 jours d’incarcération de maurice Kamto et compagnie: BIBOU NISSACK fait le point

Ce dimanche 28 avril 2019 marque le troisième mois, soit précisément 90 jours, d’arrestations et de détentions arbitraires et illégales du Président élu Maurice KAMTO, ses alliés Christian PENDA EKOKA, Albert DZONGANG, Paul Eric KINGUE, l’artiste Gaston Serval ABE (VALSERO), d’autres responsables du MRC tels le Professeur Alain FOGUE TEDOM, Célestin DJAMEN, Me Michèle NDOKI, ainsi que plus de 150 autres militants et sympathisants emprisonnés pour les mêmes causes.Arrêtés pour avoir dénoncé pacifiquement le hold-up électoral, la guerre dans le Nord-ouest et le Sud-ouest, et le détournement massif des fonds publics à l’occasion de la prétendue organisation de la CAN2019 par le Cameroun.

Arrêtés, tel que les débats judiciaires l’ont prouvé, sur une base totalement illégale, placés en garde-à-vue illégalement, et mis en détention préventive en vertu d’un mandat tout aussi illégal, car rendu par une juridiction militaire en violation de la Constitution Camerounaise, et des engagements internationaux du Cameroun. Le Président élu Maurice KAMTO et chacun de tous ses compagnons dans la résistance pacifique emprisonnés, sont tous aujourd’hui des prisonniers politiques incarcérés pour leurs opinions et leurs activités politiques.

Ainsi, ils se retrouvent embastillés par des hommes politiques désireux de capturer arbitrairement entre leurs mains le pouvoir exécutif, y compris envers et contre le vote des électeurs Camerounais, pour que le régime illégitime de Yaoundé jamais ne s’en aille.
Désormais prostré et tétanisé par sa propre inconduite, le régime illégitime de Yaoundé se retrouve pourtant dans une impasse. Le dossier judiciaire vide est à l’arrêt, tandis que le tribunal militaire fait le mort et se mure dans le silence. Dans l’intervalle, ayant couvert notre pays d’opprobre aux yeux de la communauté internationale, le régime s’illustre désormais par un discours anti international donnant à croire que le Cameroun a renoncé à sa vocation de Pays partisan de la coopération internationale.

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Plus grave encore, le régime illégitime sombre dans une sorte de schizophrénie qui l’amène le matin à tendre la main pour mendier les aides et autres assistance issues de la coopération internationale entre Etats, tandis que le soir il dénonce, insulte, méprise, voire affiche sa défiance à l’égard de la même communauté internationale lorsque celle-ci lui rappelle des engagements que ce régime a pris lui-même. Au fond cette attitude n’est pas nouvelle, car elle se traduit déjà douloureusement dans la chair des camerounais et dans leur quotidien. En effet, ce régime illégitime veut habituellement jouir des privilèges et avantages du pouvoir, sans jamais avoir à se soucier du travail que la collectivité attend de lui, et des résultats qu’il doit offrir aux contribuables Camerounais en retour.

Aussi le Cameroun, notre chère patrie, est il dorénavant en train de sombrer économiquement, socialement, politiquement, et au plan sécuritaire.
Concernant la procédure judiciaire politisée visant le Président élu Maurice KAMTO et l’ensemble de ses codétenus prisonniers politiques, les allégations mensongères qui n’ont pu être prouvées en trois mois, ne seront pas plus prouvées en quatre mois, en cinq mois ou en un an et même en un siècle. Elles ne peuvent d’autant plus être prouvées qu’elles se fondent sur un mensonge.

Or hélas pour ce régime, le temps ne transforme pas les mensonges en vérités !
Pour l’ensemble de ces prisonniers politiques injustement incarcérés et poursuivis, une seule évidence s’impose aux yeux de tout esprit raisonnable : LA LIBÉRATION !
Libérez-les ! Libérez-les ! Libérez-les ! IMMÉDIATEMENT !

Yaoundé, le 28 avril 2019.

Le Porte-parole
BIBOU NISSACK Olivier