CAMEROUN :: DÉCLARATION DE LA COMICODI SUR LE CHOIX D’UN ENTRAÎNEUR ÉTRANGER POUR L’ÉQUIPE NATIONALE DE FOOTBALL

La Commission indépendante contre la corruption et la discrimination a pris connaissance du communiqué rendu public par le ministre des sports et de l’éducation physique, relativement au choix d’un entraîneur pour l’équipe nationale de football, la sélection première.

La Commission constate avec regrets et amertume, qu’une fois de plus, le choix s’est porté sur un technicien étranger, au détriment des nationaux qui existent en grande quantité.

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La Commission proteste vivement contre ce choix qui n’obéit en réalité à aucune exigence d’efficacité sur tous les plans, et dans tous les sens du terme.

La Commission attire l’attention des plus hautes autorités du pays, sur une habitude vécue et jugée dans l’opinion, comme un autre exercice de corruption, de magouilles avérées, d’injures à l’endroit des nationaux et de mépris souverain au respect élémentaire dont sont en droit d’attendre, les patriotes, les nationalistes et les héros fondateurs de notre riche et envié patrimoine dans ce sport.

La Commission s’insurge, qu’alors que des pays moins lotis en talents et en trophées, font le choix de confier le destin de leur football aux dignes et méritants fils du terroir, des fingongs continuent de se comporter comme si le destin du Cameroun, dépendait de leurs intérêts privés et de leurs humeurs, en dehors de tout jugement, sanction et éventuelle punition.

La Commission en appelle aux citoyennes et citoyens, pour protester massivement par écrits auprès du Gouvernement, en restant dans le ton et le cadre légal autorisé.

La Commission exige une fois de plus, avec la plus expressive des fermetés, que le football soit laissé aux footballeurs, et que l’on cesse de se moquer de toutes nos gloires de la discipline, dont le seul nom engendre le rayonnement et la respect de notre pays dans le monde.

La Commission constate que ces comportements, font partie des facteurs de rupture entre les populations et les gouvernants, et justifient des colères qui tendent à plomber aujourd’hui tous les appels au dialogue. Une enquête devra tôt ou tard, être diligentée sur la façon dont les entraîneurs ont été choisis ces vingt dernières années, et établir les préjudices pour le pays, suivie de lourdes sanctions pour les artisans de ce qui est devenue une cabale sucrée pour quelques individus.

Le Président de la Commission
SHANDA TONME
Médiateur Universel