Cameroun – Culture. SUD,Le brassage de cultures pour le vivre ensemble en marche

Les pratiques de coexistence dans la région du Sud, principalement au niveau de la chefferie traditionnelle n’ont pas attendu le décret créant la commission du bilinguisme et du multiculturalisme par le président de la république.

 

Ici, les gardiens de la tradition sont entrés dans la logique des chefferies nationales, des chefferies sans frontières comme aimait le dire Emmanuel Mbeh Atangana le chef du village de Mebae. Lui qui a  vu large, en lançant  son projet d’adoubement des personnalités de marque dans sa chefferie.

Pour lui, il est question que les fils du Cameroun quelle  que soit leurs origines et  de par leurs contributions au rayonnement de leur pays soient connus et même reconnus. Cette reconnaissance confère au bénéficiaire un titre de noblesse dans la chefferie. C’est ainsi  qu’on a vu le titre de Minga bi bôtang c’est-à-dire femme de bénédiction décerné à Lydie Malonté dont la famille par alliance se trouve du côté du Nkam. Et qui doit compter désormais comme notable dans la chefferie de Mebae par Ngalan.

Comme si cela ne suffisait pas, le titre de Nyamoto Esseme, notable sage et respectable décerné à Hamad  Kalkaba Malboum dans la chefferie de Nkolandom. La plus récente distinction est celle du président de l’assemblée nationale à l’occasion du passage de la caravane de promotion de l’entreprenariat et de valorisation de métiers agropastoraux auprès de la jeunesse dans la région du Sud.

Cavaye Yeguie Djibril a été fait Ntotone Zuigui, gladiateur intrépide, combattant hors normes qui doit mettre à profit ces qualificatifs pour combattre la secte islamique. Combattant de la médiocrité sur qui compte Paul Biya déclarait alors Jacques Fame Ndongo chef traditionnel de Nkolandom. Cet autre rituel d’intronisation dans une chefferie au Sud confirme cette ouverture totale à la chefferie nationale.

Ces nouveaux recrus dans l’univers de la chefferie au Sud, de par leurs compétences sont dorénavant les conseillers du chef. Une forme de consolidation de l’unité nationale au Cameroun, et l’accélération du processus du vivre ensemble. Il reste tout simplement que cet volonté manifestée par les gardiens de la tradition au Sud soit partagée et mis en pratique par ceux des autres régions du Cameroun.

Au dessus de toute cette graduation confère également les niveaux de pouvoir, et c’est là où se trouve le Nnôme Ngii,  titre décerné à Paul Biya comme sagesse suprême devant qui tout genou fléchit. Il faut noter que, l’inter culturalité et la transculturalité ont toujours régi les communautés Africaines.

Au moment où le Cameroun connait des soucis dans son inter culturalité, c’est un message fort pour les peuples. Voilà l’ordre de grandeur  dans l’organisation de la chefferie traditionnelle au Sud du Cameroun ainsi, on peut avoir le Nnôme Ngii, l’Onon Ngii, le Nkpwangos, le Ntomba, le Nyamoto, le Mot, Fame, Minga et le Mongo.