Cameroun – Crise des transporteurs: Les autorités proposent la fabrication d’une vignette unique

C’est l’une des résolutions prises mercredi dernier au Ministère des Transports au cours de la réunion à laquelle ont pris part les syndicats des conducteurs de taxi.

Après le mot d’ordre de grève que les syndicats des conducteurs de taxi ont levé le 2 octobre 2016, ces derniers ont été reçus au Ministère des Transports (MINTRANSPORT) sur instruction de Philemon Yang le Premier Ministre (PM) mercredi dernier. Les échanges entre les deux parties ont porté ce jour sur l’examen des revendications faites par les conducteurs. Le quotidien Mutations édition du 14 octobre 2016 rapporte qu’entre autres résolutions prises au cours de cette réunion, les autorités ont décidé dans un futur proche de la mise en place d’une vignette unique.

«Dans les prochains jours, le Ministère des Transports va également produire des badges uniques pour tous les transporteurs. Il nous a également présenté de nouvelles fiches pour la demande des permis de conduire qui ont une durée de sept jours, contrairement à six mois comme cela était le cas avant. Je pense que nous passons là vers une modernisation de notre secteur d’activité», a déclaré Patrice Samen porte-parole des syndicats des transporteurs du Cameroun.

Toutefois rapporte le quotidien, les syndicats des transporteurs attendent d’avoir des assises avec les assureurs. «Nous ne comprenons pas pourquoi les assureurs ne nous reçoivent pas. Nous allons à nouveau saisir le Premier Ministre à ce sujet, car il avait donné des instructions afin que nos revendications soient prises en compte», confie un syndicaliste.

À ce sujet il faut dire que les syndicalistes ne toléraient pas le fait que les assureurs violent les conditions de souscriptions des assurances, pourtant régies par une loi de 1994. Celle-ci leur donne le droit de souscrire à une police d’assurance allant d’un à soixante jours. «Les syndicalistes se plaignaient alors du fait que toutes ces nouvelles mesures soient mises en application pourtant les compagnies d’assurance ne paient presque jamais les sinistrés», écrit Mutations.