Cameroun – Communication. La nouvelle ère de la Carte de presse

La remise symbolique des premières cartes de la Commission Tchounkeu eu lieu jeudi à Yaoundé, sous la présidence du Mincom, Issa Tchiroma Bakary.

 

Jour historique pour les professionnels des médias au Cameroun. Les premières cartes de presse de la Commission Séverin Tchounkeu sont disponibles. Infalsifiables, elles sont fabriquées sur le modèle français avec au verso, l’identité du titulaire. La durée de validité est de deux ans. La remise symbolique aux 30 premiers bénéficiaires a eu lieu hier à Yaoundé, en présence de plusieurs membres du gouvernement, des partenaires de cette Commission dans la fabrication desdits documents et bien évidemment, des professionnels du métier.

Au cours de la cérémonie présidée par le ministre de la Communication (Mincom), Issa Tchiroma Bakary, le directeur général de la Société de Presse et d’Editions du Cameroun (Sopecam) a reçu la carte n°0001. Marie-Claire Nnana a été rejointe sur l’estrade, par le président de la Commission, Séverin Tchounkeu, le directeur général de la CRTV Charles Ndongo et de bien d’autres journalistes de renom du pays. En place depuis juillet 2015, la Commission a reçu 957 demandes. Après étude minutieuse, 394 dossiers ont été acceptés. 469 acceptés sous réserve de complément de pièces et 94 ont été rejetés. Parmi ces derniers, il ressort que certains ne sont pas éligibles à la profession ou ont présenté des dossiers incomplets. Hier, d’après les membres de la Commission, il ne s’agissait que d’une remise symbolique et donc, les autres suivront. « A partir de mardi prochain, celles des personnes qui trouveront leurs noms sur le site de la Commission sont appelées à se rapprocher du secrétariat permanent. Nous avons aussi pris des dispositions pour que les cartes leur soient acheminées dans leurs entreprises respectives », a expliqué le président de la Commission.

Le Mincom qui s’est réjoui de ce que cette cérémonie intervienne un an après la prise de fonction des membres de la commission, n’a pas manqué d’appeler l’ensemble de la profession à adhérer à ce mouvement. Et à ce sujet, l’on a appris de sources bien informées  que ceux qui n’ont pas encore complété leurs dossiers sont toujours attendus. Il n’est pas question à travers la délivrance de la carte de presse d’exclure, mais d’assainir et de mettre de l’ordre dans la profession. Côté avantages, des négociations sont en cours avec Camrail et les entreprises hôtelières pour améliorer les conditions de vie des vrais journalistes.