Cameroun – Communication. Dérives médiatiques: des organes de presse et des journalistes sanctionnés

Le communiqué du Conseil national de communication parvenu à notre Rédaction.

 

Le président du Conseil national de la communication  informe les professionnels des médias et l’opinion publique qu’en date du 06 avril 2017, cette instance autonome de régulation a siégé en sa 17e session ordinaire, en application des dispositions du décret n°2012/038 du 23 janvier 2012 portant réorganisation du CNC.
L’ordre du jour de ces travaux a essentiellement porté sur la stratégie d’optimisation du processus de traitement des plaintes au CNC et l’examen de sept (7) cas de régulation. Ce dernier point a donné lieu aux décisions suivantes :

1- S’agissant de l’affaire David Embe, préfet du département de la Mefou et Akono contre le journal  «  L’Epervier Plus » et son directeur de publication délégué:
Le requérant  a saisi le Conseil d’une plainte pour atteinte  à  son honorabilité contre l’organe de presse écrite dénommé« L’epervier Plus», suite  à  la publication de déclarations non fondées, accusant le préfet du département de la Mefou et Akono de détournement de fonds destinés  à  l’indemnisation des populations de la localité de Binguela.
Le Conseil,  après avoir établi la responsabilité du journal en cause, a respectivement suspendu pour une durée de six (06) mois l’organe de presse écrite dénommé  «  L’Epervier Plus» et son directeur de publication  déléqué.:  Mme Tamouya N. Gladys de toute fonction de directeur de publication ou de directeur de publication Délégué, ainsi que de l’exercice de la profession de journaliste au Cameroun pour publication, dans le numéro 050 de son journal, de déclarations et d’accusations non fondées, offensantes, insinuantes et de ce fait, constitutives d’atteintes  à  l’éthique et  à  la déontologie professionnelles en matière de communication sociale  à  l’encontre de M. David Embe, préfet du département de la Mefou et Akono.
2- S’agissant de l’affaire Angwafo III Fru Fobuzshi, directeur général de l’hôpital gynéco-obstétrique et pédiatrique de Yaoundé contre le  journal  «  L’Epervier Plus»  :
Le plaignant  a saisi le Conseil d’une plainte contre l’organe de presse écrite dénommé « L’Epervier plus» pour publication de déclarations non fondées, se rapportant  à  une affaire de vol ou d’échange de nouveau-nés, de nature  à  porter atteinte  à  la notoriété de l’institution sanitaire dont-il assure la direction.
Le Conseil,  après avoir établi la responsabilité du journal en cause, a suspendu pour une durée de six (06) mois le nommé Enyegue Minlo, journaliste en service  à  l’organe de presse écrite dénommé « L’Epervier plus» et auteur de l’article incriminé, de l’exercice de la profession de journaliste au Cameroun pour publication dans le numéro 048 du susdit journal de déclartions non fondées, préjudiciables  à  l’image de l’hôpital Gynéco-Obstétrique et pédiatrique de Yaoundé et constitutives de ce fait d’atteintes  à  l’éthique et  à  la déontologie professionnelles en matière de communication sociale.

3- S’agissant de l’affaire Samuel Eto’o Fils, footballeur professionnel contre le journal  «  La nation d’Afrique» :
Le requérant,  par le biais de son avocat, a saisi le Conseil d’une plainte pour atteinte  à  sa notoriété contre l’organe de presse écrite dénommé  «  La nation d’Afrique  »,  suite  à  la publication de déclarations non fondées, l’impliquant dans des affaires de mœurs et de mésintelligence avec les autorités publiques gabonaises,  à  l’occasion de son séjour dans ce pays dans le cadre de la finale de la dernière édition de la Coupe d’Afrique des Nations de football masculin.
Le Conseil,  après avoir établi la responsabilité du journal en cause, a séparément suspendu pour une durée de trois (03) mois l’organe de presse écrite dénommé  «  La nation d’Afrique  » ;  le nommé Charles Maël BIngambo, journaliste en service au susdit organe, auteur de la publication incriminée et M. Sabouang Yen Serge, directeur de publication de  «  La nation d’Afrique  ».  de toute fonction de directeur de publication et de l’exercice de la profession de journaliste au Cameroun, pour publication dans le numéro 268 du journal susnommé de déclarations non fondées, offensantes et de ce fait constitutives d’atteintes  à  l’éthique et  à  la déontologie professionnelles en matière de communication sociale  à  l’encontre de M. Samuel Eto’o Fils, Footballeur professionnel.

4- S’agissant de l’affaire Adjudant-chef IYONG YANZE Irène Flore, Commandant par Intérim le Poste de gendarmerie d’Ahala contre la station de radiodiffusion sonore  «  KISS FM » :
La plaignante  a saisi le Conseil d’une plainte pour atteinte  à  son image contre la station de radiodiffusion sonore  «Kiss FM »,  suite  à  la diffusion récurrente sur les antennes de cette radio, dans l’émission intitulée « Arbre  à  palabre », d’informations non fondées et dénigrantes, se rapportant  à  des cas de corruption au niveau de son poste de gendarmerie.
Le Conseil,  après avoir établi la responsabilité du présentateur de l’émission sus évoquée, a séparément suspendu pour une durée d’un (1) mois l’émission intitulée « Arbre  à  palabre» diffusée dans la radio  «  Kiss FM  »  et son présentateur, M. Engelbert Mfomo, de l’exercice de la profession de journaliste au Cameroun pour diffusion d’accusations non fondées, offensantes et de ce fait constitutives d’atteintes à l’éthique et la déontologie professionnelles en matière de communication sociale à l’encontre de l’adjudant-chef Iyong Yanze Irène Flore, commandant par intérim le poste de gendarmerie d’Ahala.

5- S’agissant de l’affaire Alain-Richard Chedjou Takam contre le journal «La Nouvelle» :
Le requérant  a saisi le Conseil d’une plainte pour atteinte  à  son intégrité morale contre l’organe de presse écrite dénommé« La Nouvelle », suite à la publication de  déclarations non fondées, l’accusant d’incompétence et de tentative de corruption dans le cadre d’un recrutement professionnel.
Le Conseil,  après avoir établi la responsabilité du journal en cause, a respectivement suspendu pour une durée de trois (03) mois l’organe de presse écrite dénommé «La Nouvelle » et le nommé François Owona, journaliste en service au susdit organe, de l’exercice de la profession de journaliste au ,Cameroun pour publication dans le numéro 354 du journal  «  La Nouvelle », de déclarations non fondées, offensantes, insinuantes et de ce fait, constitutives d’atteintes  à  l’éthique et  à  la déontologie professionnelles en matière de communication sociale  à  l’encontre de M. Alain Richard Chedjou Takam.

6-  S’agissant de l’affaire Bandji Belate Alain Bertrand contre le journal « Ouest Littoral  » :
Le plaignant  a saisi le Conseil d’une plainte pour atteinte  à  son intégrité morale contre l’organe de presse écrite dénommé « Ouest Littoral », suite  à  la publication d’accusations non fondées, se rapportant  à  une médiation et  à  une surfacturation dans le cadre de l’achat de la résidence de l’Ambassadeur du Cameroun en France.
Le Conseil,  après avoir établi la responsabilité du journal en cause, a respectivement suspendu pour une durée de trois (03) mois l’organe de presse écrite dénommé « Ouest Littoral» et le nommé B. Tengue, journaliste en service au susdit organe, de l’exercice de la profession de journaliste au Cameroun pour publication dans le numéro 0437 du journal «Ouest Littoral » d’accusations non fondées, préjudiciables et de ce fait constitutives d’atteintes  à  l’éthique et  à  la déontologie professionnelles en matière de communication sociale  à  l’encontre de M. Bandji Belate Alain Bertrand.

7- S’agissant de l’affaire Bandji Belate Alain-Bertrand contre le journal «  Le Satellite  » :
Le requérant  a saisi le Conseil d’une plainte pour atteinte  à  son intégrité morale contre l’organe de presse écrite dénommé« Le Satellite », suite  à  la publication d’accusations non fondées, se rapportant  à  une médiation et  à  une surfacturation dans le cadre de l’achat de la résidence de l’ambassadeur du Cameroun en France.
Le Conseil,  après avoirétabli la responsabilité du journal en cause, a respectivement suspendu pour une durée de trois (03) mois l’organe de presse écrite dénommé «LE Satellite» et le nommé Kamdeu Eric, journaliste en service au susdit organe, de l’exercice de la profession de journaliste au Cameroun pour publication dans le numéro 311 du journal  «  Le Satellite» d’accusations non fondées, préjudiciables et de ce fait constitutives d’atteintes  à  l’éthique et  à  la déontologie professionnelles en matière de communication sociale à l’encontre de M. Bandji Belate Alain Bertrand.

(é) Joseph Janvier MVOTO OBOUNOU
Vice-Président