Cameroun – Cinéma. SUD, Adeda , une mère porteuse bientôt sur vos petits écrans avec la Crtv

C’est le titre du téléfilm soumis à l’appréciation des journalistes dans la salle de conférences de la station régionale de la Ctrv sud le 29 mai dernier, une œuvre de Pierre Ela Owona en service la station régionale du Sud et la sortie officielle est prévue pour le mois d’août prochain.

 

Selon l’auteur, Adeda est une série de 21 épisodes de 26 minutes, une fiction camerounaise qui sera dès le mois d’août vue à la Crtv du lundi au vendredi et 9 heures 30 minutes et dix-sept heures 30 minutes.

Pour Pierre Ela Owona dans cette série, il est question de faire face au problème de stérilité auquel est confronté le couple Essam. Celui-ci décide de transformer Adeda, la petite sœur de l’épouse venue aider aux tâches ménagères en mère porteuse. Elle va faire des enfants en lieu et place de sa grande sœur qui assumera officiellement les maternités. Adeda refuse de se plier à ce fait de tradition qu’elle trouve d’autant plus abominable qu’elle est éperdument amoureuse d’Essomba, le voisin avec qui elle prend du bon temps sur le lit de ses tuteurs. Le retour de la femme d’Essomba vient mettre fin à cette idylle, mais le mal esr fait, Adeda est enceinte. Essomba refuse la paternité de cet enfant et déménage en pleine nuit. Adeda va alors céder aux avances d’Essam et lorsque le petit Junior voit le jour, elle prend la place de sa grande sœur dans le foyer et dans le cœur d’Essam. Trois ans et deux maternités plus tard, Essomba refait surface et viens réclamer la paternité de Junior. Pour Mengue, les carillons de la vengeance peuvent enfin sonner.

Cette série de 21 épisodes de 26 minutes, relate à travers une approche osée, le bouleversement et le disfonctionnement d’une famille. Les personnages sont montrés non comme des méchants mais tout simplement comme des êtres humains complexes et pris dans le conflit de grande ampleur. Le ton est empreint d’humour malgré la gravité du sujet. Moralité, le concept de la famille Africaine ne conçoit pas qu’un couple soit sans enfants. A défaut de la polygamie et en absence de moyens scientifiques et technologiques, des mécanismes de substitution ont été mis en place pour pérenniser la lignée.

En cas d’infertilité du mari, son frère peut venir lui faire des enfants et s’il s’agit de l’épouse, le mari peut légitimement faire des enfants avec sa belle-sœur ou avec la nièce de son épouse. Il est d’ailleurs  de bon usage que chaque mariée se fasse accompagné dans son foyer par une petite sœur ou une nièce, question de parer à toute éventualité, une potentielle mère porteuse. Loin d’être un fait de tradition passéiste, la pratique des mères porteuses à l’Africaine est très répandue surtout chez les Bantous aussi bien en ville que dans les campagnes et des situations dramatiques se vivent dans le secret bien gardé de beaucoup de foyers, en parler étant considéré comme l’outrage suprême.

Il faut noter que Pierre Ela Owona est l’auteur de plusieurs fictions à savoir, les bottes du succès une coproduction avec Canal+ en 2015, Harka le coq de la discorde coproduit avec Cfi en 2014. L’enveloppe, la veuve noire, les zappeurs et bien d’autres. Trois séries Tv depuis 2014 avec Yevol un 26×26, Evou- La sorcellerie un 10×26 minutes et Adeda le dernier- La mère porteuse  né de son répertoire. Il est détenteur de plusieurs distinctions, en 2011 prix d’encouragement du Cirtef, le prix d’excellence de la production audiovisuelle, et en 2014 le prix d’excellence Bingono Bingono. Un véritable régale pour les téléspectateurs de la Crtv dès le mois d’août prochain.