Cameroun – CAN 2019 – Abdouraman Hamadou Babba: «Le Cameroun doit empêcher la mission d’inspection de la CAF de venir»

Le président d’Etoile Filante de Garoua craint qu’elle débouche sur le retrait de l’organisation de la Coupe d’Afrique des nations au Cameroun.

Abdouraman Hamadou Babba a expliqué sa dernière action en justice. Le président du club de football Etoile filante de Garoua s’est exprimé dans la soirée du 13 août 2017 au cours de l’émission télévisée L’Arène. Le farouche opposant à l’actuelle direction de la Fédération camerounaise de football maintient l’idée de la thèse d’un complot de la Confédération africaine de football (CAF) contre le Cameroun. Celui-ci viserait à ôter sans autre forme de procès l’organisation de la Coupe d’Afrique des nations de l’an 2019 au Cameroun. La stratégie de la CAF consisterait selon lui, à s’appuyer sur les faiblesses du cameroun pour l’en dessaisir. « Le fait que le Cameroun soit capable ou pas aujourd’hui ce n’est pas ça qu’on doit juger. Le Comité exécutif de la CAF ne va pas juger les intentions du Cameroun. Le moment où on devait juger les intentions du Cameroun est déjà passé. Nous devons nous regarder dans les yeux. Ce n’est pas aujourd’hui qu’on nous a confié cette CAN. Monsieur Ahmad Ahmad a dit qu’on a demandé à plusieurs reprises le report de cette mission. Parce que sous-entendu on a dit qu’on n’était pas prêt, qu’il ne fallait pas qu’ils viennent. Ils savent que s’ils viennent aujourd’hui, ils auront des éléments et après on va contester. Ce sera une affaire d’experts et de contre-expertise.  Ils ont besoin d’éléments et cet élément c’est l’inspection. Ils ont annoncé la couleur,  ils ont déclaré  qu’ils ne vont rencontrer aucune autorité politique au Cameroun. Ils l’ont écrit. Ils viennent rencontrer la Fédération. Encore que vous ne savez pas quel sera le motif qui sera retenu là-bas. Il y aura des experts qui vont venir. On va les amener à Garoua (…) »,assure Abdouraman.

Il soutient qu’Ahmad Ahmad a déclaré au Burkina Faso que c’est après la mission de septembre prochain que la CAF dira si elle retire la CAN au Cameroun ou non.  Il en conclut qu’il a « posé un acte qui concorde avec ce qu’il a dit », qu’ « il a préféré même avancer cette mission ». Pour Abdouraman il est question de revêtir du vernis de la légalité une décision déjà prise. « Il ne faut pas oublier qu’à partir du 22 septembre il y aura une réunion du Comité exécutif de la Caf à Accra. Je pense que l’idée c’est d’envoyer une mission d’inspection. Quand on vous met des experts  ce n’est pas seulement pour venir voir ce que vous avez sur le terrain. C’est pour venir faire des simulations. Pour venir dire que « est-ce que le Cameroun avec le temps imparti est capable de mettre en place telle ou telle infrastructure vu le niveau des travaux? »  Je préfère me tromper mais à  partir de là si ce que nous pensons se confirme cette mission a donné l’arme juridique à monsieur Ahmad. Parce que c’est  la mission  de la CAF et il pourra faire lui dire tout ce qu’il veut. Le Cameroun doit empêcher que cette mission vienne. Nous avons les moyens juridiques de le faire », affirme-t-il .

Seulement Abdouraman Hamadou se demande de quel droit  ceux qui ont dit à la CAF que le Cameroun est d’accord avec les changements opérés dans le contrat en rapport avec l’organisation de la CAN 2019 l’ont fait. La question de la légitimité de l’exécutif de Tsinga est posée en ces termes : « Nous avons la possibilité de leur dire :   « vous avez dit que le Cameroun a dit qu’il est d’accord. Mais qui a dit à la place du Cameroun ? C’est monsieur Tombi ? Tout ce que monsieur Tombi dit n’est pas valable ». Quand on n’est pas devant une juridiction c’est valable. On va dire à la CAF on a souscrit pour une CAN à 16 vous nous imposez une Can à 17. Non seulement il y a des infrastructures qui se rajoutent mais vous dites que vous avez relevé les standards et vous nous communiquez le cahier des charges à 24. Vous voulez venir nous contrôler sur la base de quoi ? »