Cameroun – CAN 2016/Aménagement des taxis: Les chauffeurs font la sourde oreille à Douala

La mesure rendue publique le 19 mai dernier par le Ministère des Transports laisse jusqu’ici indifférentes les personnes concernées.

On voit toujours en circulation de vieux taxis aux sièges usés, déchirés et aux portières «vétustes» comme le dit si bien le quotidien Mutations numéro 4226. D’autres véhicules peints en jaune ont des contreplaqués en lieu et place de vitres, des pare-brise arrière inexistants et remplacées par des plastiques. À cela il faut ajouter des ronflements de moteur assourdissant. C’est ainsi que se présentent bon nombre de taxis dans la ville de Douala alors que nous sommes rendus à deux mois de la tenue de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) de football féminin qu’accueille le Cameroun. Pourtant il y a une note ministérielle qui instruit la rénovation de ces engins.

C’est en fait du 19 mai dernier que date le communiqué instruisant aux propriétaires et conducteurs de taxis en circulation de procéder à la rénovation, le réaménagement de leurs engins. Edgar Alain Mebe Ngo’o, le Ministre des Transports (MINTRANSPORT), avait demandé aux chauffeurs de la capitale économique, Douala, de procéder aux aménagements susmentionnés pour le confort de leur clientèle. Cependant le constat qui est fait montre que les destinataires du message ne l’ont pas perçu ou, disons, font plutôt la sourde oreille. Mutations dit qu’«au camp Yabassi, principal lieu de vente des pièces d’automobiles, de réparation et  même de tôlerie des véhicules à Douala, l’affluence n’a pas changé depuis la mesure d’Edgar Alain Mebe Ngo’o. Les véhicules de couleur jaune se font rare». Un chauffeur rencontré déclare: «on nous demande d’arranger nos taxis pour circuler sur quelle route ?».

Il faut dire que la mesure s’applique aussi aux chauffeurs de la capitale politique Yaoundé. Ladite mesure signée par Josué Meyoua Me Mah à l’époque Délégué régional du MINTRANSPORT pour la Région du Centre avait alors précisé que les conducteurs de taxis avaient un délai de deux mois pour se conformer, après quoi ils s’exposent à des sanctions.