Cameroun – CAN 2016: Mobilisation dans les familles des Lionnes pour la finale

Les proches des joueuses s’apprêtent pour soutenir leurs protégées lors de la finale samedi prochain.

Le quotidien national Cameroon Tribune est allé à la rencontre des familles des Lionnes indomptables. Dans son édition du 1er décembre 2016, le journal national bilingue indique qu’au lendemain de la qualification des Lionnes indomptables pour la finale de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) de football féminin 2016, le réveil a été difficile pour dame Thérèse Sonkeng, la mère d’Isis Sonkeng, n°15 des Lionnes indomptables. «Ma’ Lucie», comme on la surnomme dans le quartier, ne s’est pas économisée pour encourager sa fille et toute la sélection camerounaise face au Ghana.

«Le match était difficile, mais la qualification est là. A présent, je souhaite que Dieu les accompagne jusqu’au bout, qu’il leur donne cette coupe tant attendue», confie-t-elle. Dans la salle de séjour du domicile familial sis au lieu-dit Acacias au quartier Biyem-Assi, des portraits de la joueuse des Louves du Minproff trônent. «Isis est prête. Dans son couloir, il ne faut pas la tester. Elle était déjà comme cela lorsqu’elle jouait avec nous à ses débuts. Aujourd’hui, j’avoue que je ne peux plus la charger», déclare Ndoumbe, un voisin. Pour les proches de la joueuse, la finale sera l’occasion de donner de la voix. «Nous allons mobiliser le maximum de personnes pour aller au stade, car elle aura besoin de nous entendre», précise Armel Foé, son «frère» de toujours.

Au quartier Elig-Edzoa rails, révèle le journal, la famille de Gaëlle Enganamouit se remet aussi des émotions du match Cameroun-Ghana. «Nous nous sommes couchés assez tard. Les populations du quartier sont venues célébrer avec nous et c’est fini vers 3h du matin», confie Suzanne Enganeben, sœur aînée de la N°17 des Lionnes indomptables.

«La rencontre était belle, malgré le fait que Gaëlle n’ait pas marqué. Nous ne perdons pas espoir. Car, elle nous a habitués à marquer. Malgré la façon dont elle est barrée par ses adversaires, elle réussit quand même  à faire de bonnes passes à ses coéquipières», déclare Bernadette Enganamouit, mère de la N°17 du Cameroun.

D’après le journal, les familles se préparent pour la victoire finale. L’ambiance est la même dans la famille de Fallone Mefoumetou, de Raïssa Feudjio, ou encore chez Marie Aurelle Awona.