Cameroun – Cabral Libii: «N’écoutez pas mes détracteurs qui vous disent que ça ne sert à rien de s’inscrire alors qu’eux-mêmes sont toujours allés aux élections et s’apprêtent à y aller»

De retour des Etats Unis, l’initiateur du Mouvement « 11 millions d’inscrits sur les listes électorales » rappelle à ses compatriotes que le temps presse, la clôture des inscriptions étant prévue pour le 31 août 2017.

Après un séjour de plusieurs semaines aux Etats-Unis  à rencontrer ses compatriotes et à leur expliquer le bien fondé de l’opération « 11 millions d’inscrits sur les listes électorales », Cabral Libii est de retour au Cameroun depuis quelques jours. Malgré toutes les polémiques que ce déplacement hors du pays a pu susciter au sein de l’opinion et notamment sur les réseaux sociaux, l’universitaire camerounais croit avoir fait l’essentiel au pays de l’Oncle Sam.

« j’ai dû me rendre aux côtés des compatriotes de la diaspora, la diaspora américaine notamment, déplacement qui a connu tout ce que vous connaissez, plein de soubresauts, plein de controverses, tout ce que vous voulez, mais l’essentiel est là, c’est qu’il fallait les rencontrer, leur adresser le message, donc, leur dire que ça les concerne aussi et que ça concerne leurs familles à qui ils envoient de l’argent et qu’en envoyant de l’argent ou des soutiens de temps en temps, il fallait aussi envoyer des messages d’inscription », a-t-il indiqué en marge de sa chronique matinale sur les antennes de Radio Equinoxe.

Il regrette tout simplement de n’avoir pas pu rencontrer ni l’ambassadeur ni le consul du Cameroun dans ce pays « alors qu’un rendez-vous ferme avait été pris ». Il déplore aussi le fait que les inscriptions n’ont pas lieu sur les listes électorales aux Etats-Unis, l’ambassade et Elecam n’ayant pris aucune disposition pour rendre cela possible et les conditionnalités étant pareillement bizarres.

Cabral Libii a profité de cette tranche qu’il anime tous les matins pour relancer la sensibilisation. Le temps presse. « Je continue à interpeller mes compatriotes à se rendre dans les points d’inscription. Il faut saluer les équipes sur le terrain, cette ferveur aujourd’hui qui est allée au-delà du territoire camerounais, on le voit tous sur les réseaux sociaux où des gens, des jeunes, des femmes qui se battent en France, aux Etats-Unis, en Afrique du Sud, aux Emirats pour s’inscrire, il faut encourager cela. Il faut féliciter les équipes des jeunes qui sont sur le terrain et qui ont compris que leurs voix vont compter… dire à nos compatriotes que le temps commence à presser », a-t-il fait remarquer.

Il les invite surtout à ne pas écouter « les détracteurs qui vous disent que ça ne sert à rien de s’inscrire alors qu’eux-mêmes sont toujours allés aux élections et s’apprêtent à y aller, n’écoutez pas ceux qui vous disent : ne vous inscrivez pas, battez vous seulement pour le code électoral alors que nous avons tout le temps, à partir du 1er septembre prochain de commencer à  nous battre pour qu’on révise le code électoral », conseille-t-il.  Cabral Libii qui dit avoir toujours lutté pour la réforme du Code électoral dit attendre que ceux qui en font aujourd’hui leur cheval de bataille se prononcent et l’invitent à les rejoindre de nouveau.