Cameroun : Basketball , quatre pour le titre

Beac, Condor, Nzui-Manto et Université de Douala disputent le « Final Four » messieurs de l’édition 2017 du championnat national à Douala

 

Son but est d’assommer ses adversaires. Beac de Yaoundé veut réussir le hold-up parfait pour décrocher le titre de champion du Cameroun. Les protégés de Charles Essimbi ont régné de bout en bout à la tête du classement lors des regroupements mais se sont fait rattraper par le tenant du titre, Nzui-Manto de Bangangté à la dernière minute. Cette rage qui l’anime, cette envie d’être décisif et de réaliser de bonnes statistiques pour son équipe, Christian Ayangma,  le phénomène, meilleur marqueur du championnat, veut être proche de la mire.
Pendant trois jours, tout sera, en grande partie, question d’envie entre Nzui-Manto (1er, cinq victoires, 1 défaite, 11 points), Beac (2e, 5 cinq victoires, aucune défaites, 10 points),  Université de Douala (3e, 3 victoires, 3 défaites, 9 points) et Condor (4e, 3 victoires, 3 défaites, 9 points). Auguste Siedjou, coach de Nzui- Manto, est le technicien à démonter. Charles Essimbi, lui, vise le titre. Et le groupe semble tout près du but. Invaincus pendant les regroupements, les joueurs de Beac comptent signer un parcours presque parfait en améliorant chacun, ses statistiques. Christian Ayangma est davantage attendu. Sélectionné chez les Giants, il a disputé les play-offs de la Continental Basketball League (une ligue panafricaine de basketball). Mais, Nzui-Manto a fait douter et tomber toute l’assurance de Beac lors du dernier regroupement les 27 et 28 mai derniers. L’équipe est passée en tête du classement à Bafoussam. Les terres de l’Ouest du pays étaient fertiles pour les Panthères.
Outsider (Condor et Université de Douala) et favoris (Nzui-Manto et Beac) semblent bien déterminés. Pour Jean-Denis Mbel, le coach de Condor, pas question de rester au bord du gouffre. Le « Final Four », c’est « The Final Four » : il faut éviter les situations critiques. Jeu varié, vitesse d’exécution, défense, précision aux tirs sont quelques armes acérées par les protagonistes. Condor, tout comme Université de Douala, a terminé à égalité de points avec Volcanic Warriors de Buea. Ils doivent leurs qualifications aux victoires lors des confrontations directes. Le rêve de champion est permis, à condition d’assurer chacune de ses sorties. Le champion du Cameroun sera désigné à l’issue de six confrontations.
Cette année, les regroupements qualificatifs aux play-offs ont connu la participation de sept équipes, contrairement aux huit annoncées. Le forfait général de Phoenix d’Ebolowa est venu mettre la fédération dans l’embarras. Du coup, l’on a enregistré trois équipes de moins que l’an dernier.