Cameroun : Autisme , le traitement par les jeux

Ce facteur important dans la prise en charge psychomotrice expliqué lors d’un atelier à Douala.

 

Aujourd’hui âgée de quatre ans, Divya est née prématurée à Indian Wells aux Etats-Unis. Après trois mois passés par le nourrisson dans une couveuse, le médecin qui la suit lui découvre une hyperactivité.  A deux ans le diagnostic définitif tombe : Divya est autiste. Un choc pour les parents qui ne connaissent pas ce handicap. C’est via les réseaux sociaux qu’ils se familiarisent peu à peu avec la pathologie.
Inscrite dans une école spécialisée dans la ville de Douala depuis deux ans, la fillette prend progressivement ses marques et les parents commencent à mieux comprendre de quoi souffre leur fille. Cependant, il faut encore apprendre comment communiquer avec elle lorsqu’elle exprime à sa façon un besoin.
Russel, sept ans, est lui aussi scolarisé dans une école spécialisée. Diagnostiqué hyperactif et autiste, il a besoin d’une attention toute particulière. Toutefois, les parents de ce petit garçon, ont gagné un premier combat, celui de la propreté.
Un atelier organisé récemment à Douala par l’association « L’émotion de l’autisme » a réuni des parents des enfants en situation de handicap sous le thème : « L’importance du jeu dans la prise en charge psychomotrice ». Comme les précédentes rencontres de ce genre, l’atelier a été un moment d’échanges, partage d’expériences et d’astuces pour mieux gérer le quotidien des enfants autistes. En outre, l’intervention de Nathan Achille Etong, psychomotricien, a permis également aux parents de découvrir les bienfaits du jeu dans le développement psychomoteur des enfants.
Le spécialiste confie : « J’ai expliqué aux parents l’aspect ludique dans le développement de leur enfant. Nous avons constaté que le jeu a un impact neurotypique notamment chez les enfants handicapés. Il s’agit de montrer ce que le jeu peu apporter à l’enfant ». Il ajoute que, souvent désespérés, les parents ne savent pas comment se comporter avec ces enfants. D’aucuns ont même honte de les sortir. « Pourtant, ils sont appelés à les sortir, à jouer avec eux, n’oubliant jamais que c’est d’abord un enfant avant d’être un handicapé. Les enfants autistes ont besoin d’appui, comme les autres enfants, il faut éviter toute stigmatisation parce que sa situation de handicap est difficile à supporter»
Une autre rencontre du genre sera organisée sous peu, où il sera question de montrer aux parents d’enfants autistes qu’ils ne sont pas seuls.