Cameroun – Assemblée nationale: Les ministres devant la Commission du Budget et des finances

Après le Minfi mercredi, quatre autres ministres sont passés devant les commissaires. Mintss, Minfof, Minpmeesa, Minrex ont occupé l’essentiel de la journée, tandis que le Minepded et le Minader vont clôturer la soirée.

C’est donc parti pour le bal des ministres devant la Commission des Finances et du budget de l’Assemblée nationale. Comme c’est la tradition, les membres du gouvernement se présentent devant les élus du peuple pour défendre leur enveloppe budgétaire de l’exercice écoulé, et défendre les prévisions faites par le ministère des Finances. Depuis ce mercredi, 25 novembre 2015, ce n’est pas moins de sept départements ministériels qui se sont relayés auprès des commissaires de l’Assemblée nationale. Grégoire Owona, Philip Ngole Ngwese, Laurent Serge Etoundi Ngoa, et Henri Eyebe Ayissi, pour ne citer que ceux-là, ont présenté leur copie.


Minfof

18,4 milliards pour améliorer la gouvernance forestière

Pour son passage devant la Commission du Budget et des finances de l’Assemblée nationale Philippe Ngolle Ngwesse, le ministre des Forêts et de la faune (Minfof) n’a pas oublié d’apporter ses écorces. Les députés qui la composent n’ont pas manqué de lui faire savoir qu’en matière de forêts, ils avaient des racines solides. Développement des produits non-ligneux, braconnage, abattage illégal du bois, reboisement, développement de l’Eco-tourisme, redevance forestière annuelle (Rfa)…ont constitué quelques-uns des sujets soulevés au cours de cette séance d’un peu plus d’une heure et  demi.

Revenant sur les activités d’abattage illégal du bois, Philippe Ngole Ngwesse a  présenté des résultats « encourageants » enregistrés ces dernières années. En 2011, le volume de bois issu de la contrebande et revendu aux enchères a atteint les 200 millions de  Fcfa. Une année plus tard (2012), il est passé à  1,4 milliards de Fcfa. En 2013, il dépassait les 2,4 milliards de Fcfa, a abondamment cité  le ministre.

Autre point, celui portant sur l’exploitation forestière. Chaque année, 20 000 ha de forêts sont détruits, et 2 000 ha sont replantés. Pour le ministre, le volume pourrait être revu à la hausse. A condition que des moyens supplémentaires soient alloués. Par exemple, a-t-il dit, le suivi des activités de reboisement des 2 000 ha de forêts nécessite un budget de 6 milliards de FCfa. Actuellement, un peu plus de 500 millions de Fcfa sont alloués à cette ligne budgétaire.

Pour l’exercice 2016, c’est donc une enveloppe budgétaire de 18,466 milliards de Fcfa qui est sollicitée par le Minfof. Soit 13,2 milliards pour le fonctionnement, et 5,250 milliards de Fcfa de budget d’investissement public.