Cameroun: Aminatou Ahidjo pour remplacer Yao Aissatou à la SNI?

Elle a été plusieurs fois été annoncée dans les réseaux d’influence à Yaoundé comme un ministre entrant dans le dernier gouvernement formé le 02 octobre 2015 par le président Paul Biya.

A la publication de cette nouvelle équipe gouvernementale réaménagée du premier ministre Philémon Yang Yundji, le nom d’Aminatou Ahidjo fille cadette du premier président de la République du Cameroun, El Hadj Babatoura Ahmadou Ahidjo, n’est désigné à aucun strapontin ministériel. La nouvelle militante et mascotte du Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais aux dernières élections municipales et législatives de 2013 devra encore attendre son heure de gloire.
Jusqu’à quand ? Pas pour longtemps ! Lâche un stratège du palais présidentiel de Yaoundé. D’après des indiscrétions véhiculées par des sources introduites dans le sérail, Aminatou Ahidjo pourrait se voir confier le juteux poste de Directeur général de la Société nationale d’investissement (Sni) en remplacement numérique de son ainée yao aissatou, titulaire du poste depuis 2002. La présidente nationale de l’organisation des femmes du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Ofrdpc), ne serait plus en odeur de sainteté avec le locataire du bureau rectangulaire du 3eme étage au palais de l’unité d’Etoudi  à Yaoundé. Et pour cause, Paul Biya n’apprécierait guère l’attachement de Yao Aissatou à l’égard de son mentor d’alors Marafa Hamidou Yaya, ancien ministre d’état, Secrétaire général de la présidence de la République, incarcéré dans une cellule de la prison principale de Yaoundé 6eme et condamné par la justice camerounaise à 25 ans de prison pour sa complicité dans le détournement de deniers publics liés à l’achat d’un aéronef destiné aux voyages présidentiels.

Une source sécuritaire crédible a confiée à le Courrier que la probable déchéance de Yao Aissatou serait liée à une écoute téléphonique d’un entretien entre Yao Aissatou et le délégué du gouvernement auprès de la communauté urbaine de Garoua El Hadj Ahmadou Bouba, que des indiscrétions annoncent sur le départ. Dans l’échange, le Dg de la SNI et le premier magistrat municipal de la ville de Garoua « auraient juré fidélité à Marafa en qualifiant le chef de l’état en langue fufuldé de Merre… ce qui signifierait un moins que rien ». Vrai ou faux ?
La suite des événements nous édifiera. Régulièrement convoqué par le tribunal criminel spécial (juridiction d’exception présidée par yap abdou magistrat hors hiérarchie premier groupe), sur une affaire en cours d’instruction concernant sa gestion controversée du Prebap, Yao Aissatou n’aurait plus le sommeil tranquille, selon des commentaires concordants. Des affidés présumés de la galaxie Marafiste « Camer.be » seraient-ils dans la ligne de mire du pouvoir ? Question à un sou. En dépit de toutes les conjectures et autres bruits qui ont émaillé cette éclectique et iconoclaste décision d’Aminatou Ahidjo de rallier le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc) et d’adhérer aux idéaux de Paul Barthélémy Biya bi Mvondo Assam, son président national, il ne fait l’ombre d’aucun doute que cet engagement sur l’honneur de la fille cadette de feu Ahmadou Babatoura Ahidjo aux côtés du successeur constitutionnel de son père ne restera pas sans effet.
Dernière-née de l’illustre couple germaine habiba et Ahmadou Ahidjo, Aminatou Ahidjo 52 ans, est spécialiste en communication politique. La cadette de Babette et d’Aïssatou est le joker de Paul Barthélémy Biya bi Mvondo Assam, mieux, elle est la bombe destinée à faire voler en éclats les prétentions de certains qui se réclamaient être les dépositaires du testament du premier président de la République du Cameroun, et rompre d’avec les positions tranchées vis-à-vis de ses rapports  avec son «illustre prédécesseur».