Cameroun – Aménagement hydroélectrique: Des incompréhensions autour du projet Memve’ele

Selon Le Quotidien de l’Économie, des populations de l’Arrondissement d’Ambam (Sud) se plaignent de ne rien recevoir du projet alors qu’elles en sont impactées.

Le Quotidien de l’Économie édition du 29 juillet 2016 rapporte que la sérénité n’est pas du côté du chantier de construction du barrage hydroélectrique de Memve’ele, dans la Région du Sud Cameroun. Des populations qui estiment être affectées par les travaux en cours se plaignent de ne rien recevoir en retour. Il s’en est fallu de peu pour que la situation dégénère.

«Mercredi dernier, un groupe de jeunes du village d’Oveng dans l’Arrondissement d’Ambam, armés de machettes, a une fois de plus interrompu les travaux d’une équipe de l’entreprise chinoise Sinohydro qui actuellement effectue les travaux de construction de la ligne de haute tension entre Nyabizan et Ebolowa pour le transport de l’énergie électrique qui sera bientôt produite à partir du barrage de Memve’ele. Deux camions, un Caterpillar, ainsi que les équipes à bord de ces engins ont été maintenus sur place pendant de longues heures par une dizaine de jeunes de ce village. Ces derniers disaient vouloir faire entendre leur ras-le-bol», raconte le journal.

Les populations plaignantes brandissent comme preuve de l’impact des travaux sur leur territoire, la ligne de haute tension en construction ainsi, que la route Nyabizan-Ma’an Centre, qui sera bitumée. «Des travaux qui se font sur leur domaine sans compensation», vocifèrent-ils. «Ce d’autant plus que cette zone n’est pas prise en compte par le Programme d’Accompagnement Socio-Economique de Memve’ele (PASEM)», ajoute le quotidien.

Selon le journal, les plaignants déclarent avoir saisi par écrit la direction du projet en cours pour signifier leurs doléances. Lesquelles se résument entre autres à la construction d’un puits d’eau potable, l’aménagement d’un espace de jeu, la construction d’une case à palabre, de la nourriture. Toutefois, lesdites doléances sont restées vaines.