Cameroun – Affaire Cavaye et son Ex garde du corps: Les propos mensongers du capitaine Bouba

De sources introduites, Bouba Tchimala aurait « tué » son géniteur en déclarant pendant l’audition qu’il est orphelin de père. Une thèse qui se révèle être fausse, après vérification.

Un nouvel élément vient de confondre les déclarations du capitaine Bouba Tchimala dans la cadre de l’affaire qui l’oppose au président de l’Assemblée nationale, Cavaye Yeguié Djibril. En effet, durant ses auditions, le capitaine, ex aide de camp du Pan aurait, selon les sources proches du dossier, révélé qu’il était orphelin de père. Pour en savoir davantage, des instructions ont été données à la Brigade de Gendarmerie de Tokombéré avec le soutien de certaines autorités dont le sous-préfet, le maire mais aussi le commandant de Brigade afin de confronter les déclarations du capitaine à la réalité.
Après vérification, les autorités en question ont réussi à mettre la main sur le géniteur du capitaine, Tchimala Miga, né vers 1942 à Tazang-Mada. Lui-même, fils de la nommée Miga et de Dekoue, cultivateur. Entendu sur procès-verbal le 21 août 2015 à 10 h 30 min, l’homme de 73 ans a affirmé être le

père naturel et légitime de Bouba Tchimala. Avant de se désoler en affirmant qu’il a appris qu’il est décédé depuis de longues années. « C’est du pire mensonge, je suis vivant », a-t-il déclaré. Le concerné s’est présenté avec une carte nationale d’identité délivrée le 24 mai 2004. Le sous-préfet de l’Arrondissement de Tokombéré emboitant le pas au commandant de Brigade a délivré un certificat de vie individuelle à ce dernier qui atteste de ce qu’il est bel et bien en vie.
Après cette découverte, la première leçon qui en découle est que le capitaine Bouba porte le patronyme de son géniteur à savoir Tchimala Miga. En plus, celui qui est jusqu’à présent reconnu comme le père géniteur de Bouba semble avoir des informations sur ce dernier au sujet de son identité. Il a affirmé aux enquêteurs que son fils Bouba Tchimala est capitaine et garde du corps du président de l’Assemblée nationale avant de conclure qu’il est actuellement détenu dans une prison à Yaoundé. Dans une telle circonstance, est-il possible de prendre pour argent comptant les déclarations d’un individu qui sans ménagement aucune a raconté des mensonges sur l’existence ou non de son géniteur ? C’est donc assurément une situation qui est de nature à remettre en doute certaines de ses déclarations qui ont abouti à la remise en question des motifs soulevés par le président de l’Assemblée pour non seulement justifier sa mise à l’écart en tant que aide de camp mais aussi sa mise à la disposition de son administration d’origine, le ministère de la Défense compétent pour connaître des affaires liées au terrorisme et aux enlèvements de personnes.
Une patate chaude entre les mains des juges en charge de la gestion de cette scabreuse affaire qui continue, au fil des jours, à apporter de nouveaux éléments qui viendront soit confirmer la thèse du président de l’Assemblée nationale, soit celle du principal concerné qu’est le capitaine, aujourd’hui en détention préventive à la prison centrale de Kondengui à Yaoundé. Peut-être le fameux article 9 de la loi de répression des activités liées au terrorisme pourrait aussi être appliqué dans ce cas puisque ledit article condamne toute personne qui induit l’autorité en erreur.
Aux dernières nouvelles, après avoir affirmé, qu’il assumait ses actes, le garde du corps déchu du PAN chercherait désormais des boucs émissaires pour tenter de sauver sa peau dans cette affaire qui est loin d’avoir livré tous ses secrets. Des sources au pénitencier de Kondengui affirment ainsi que le capitaine en détention préventive dit avoir échappé à une tentative d’empoisonnement. Et pourtant dans des milieux pénitenciers, le visiteur qui qu’il doit d’abord goûter à ses provisions avant d’avoir accès au détenu. Le Directeur de Cabinet du PAN est ainsi devenu la cible des tentatives de chantage dans certains médias ayant pinion sur rue avec l’espoir que derrière cette opération ils s’en tireront avec des sommes importantes d’argent. Mais c’est peine perdu le «Dircab» dit ne pas ceder au chantage des journalistes à la solde de Bouba Tchimala.