Cameroun : Accident d’Eseka: certaines passagères auraient été violées avant d’être dépouillées

L’information reste jusqu’ici secrète car d’après nos sources le traumatisme serait encore plus grand pour les victimes violées, dépouillées et traumatisées par quelques jeunes égarés et mal éduqués. Vendredi 23 Juin 2017 dans la ville d’Eséka, les activités du quotidien n’avaient rien à envier avec une ville assez éloignée de la capitale. Dans le bruissement des véhicules des gares routières, les mouvements des mototaxis à la recherche des clients et le mouvement des populations ; tout semble comme d’habitude. Non loin de là la gare ferroviaire.

Les activités lucratives pour bon nombre d’habitants s’étant arrêtées depuis le drame du Vendredi 21 Octobre 2016. Les activités à première vue se limitant au travail du personnel et à certains badauds qui se déplacent. Loin de cette petite agitation, le tunnel à quelques kilomètres de là qui avait vu des wagons tombés non loin et complètement désossés par l’armée afin d’extirper les corps sont encore visibles. Les séquelles de l’accident dramatique d’Eséka ne pouvant plus quitter les mémoires. La ville se réveillant tous les jours avec les pleurs dans l’au-delà de plusieurs âmes mortes dans la violence d’une négligence légendaire de la Camrail. L’appât du gain ayant pris le devant sur le bien-être social et la sécurité, les conclusions à ce jour du rapport d’enquête sont sans équivoque « COUPABLE ». Mais va-t-on réellement mettre sous les verrous les « coupables » ? Il sera difficile de conclure car tous les parapluies sont à ce jour déployés pour protéger qui des uns et des autres au sommet de l’Etat.

Nous suivre ?? Facebook   Twitter   Instagram   Youtube 

Accusés d’avoir abusés sexuellement voire violés une passagère avant de la dépouiller également.

Au-delà de ces batailles « souterraines » de fin de règne, jusqu’ici personne ne s?est préoccupée de la déchéance sociale et économique qu’engendre l’arrêt du trafic et la fin des activités de la ligne Yaoundé-Douala au niveau de la gare d’Eseka. Des familles entières souffrent aujourd’hui des activités à l’arrêt et personne ne s?est préoccupée du comment les familles et enfants vivant jadis du trafic ferroviaire se démerdent au quotidien pour survivre. Dans une situation encore plus difficile où plusieurs enfants sont incarcérés après le drame qui pour des uns sont accusés d’avoir dépouillés un passager ou pour d’autres d’avoir abusés sexuellement voire violés une passagère avant de la dépouiller également. Apparemment même lors de la récente visite du nouveau top management, aucune revendication dans ce sens n’a pu filtrer de la visite ni même l’évocation du sort réservé aux enfants mineurs incarcérés depuis lors. Malgré plusieurs textes ratifiés à l’international par le Cameroun sur la protection de cette couche de la population vulnérable, rien n’y fait et les forces de maintien de l’ordre y compris les forces de défense s’y mettent à cœur joie lorsqu’il s’agit de brimer ou d’interroger avec une violence incroyable des mineurs. D’après quelques recherches sur la question, les détenus mineurs en principe doivent être transférés dans un centre de rééducation et non en prison. Mais que fait le Ministère en charge de cette question depuis l’incarcération de ces jeunes ?

Camrail visite le terrain

Récemment le nouveau top management de la société Camrail est venu visiter la population et s’enquérir des dernières nouvelles. Mais dans leur politique, personne parmi eux n’a pu évoquer le sort à réserver aux jeunes des villages arrêtés et incarcérés à la prison d’Eseka. D’après nos enquêtes, pas moins de 500 jeunes avec des âges qui oscillent entre 14 et 30 ans sont incarcérés à ce jour pour des motifs divers. Mais pour la plupart, les motifs seraient pillage en bande organisée, viol et vandalisme. A quand l’ouverture des procès ? Affaire à suivre.