Cameroun – 4ème recensement de la population et de l’habitat: L’importance de l’inventaire humain institué par le Président Paul Biya

Combien sommes-nous au Cameroun ? Comment sommes-nous logés ? Combien de propriétaires, combien de locataires ? Quels sont nos revenues ? Nos capacités de production ?

C’est la préoccupation du décret n°2015/397 du 15 septembre 2015, portant institution du quatrième recensement général de la population et de l’habitat (4eme RGPH) sur l’étendue du territoire camerounais. Cette opération prescrite par le président Paul Biya se déroulera sous la conduite du ministère de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire. L’opération entend récolter des données nécessaires à la planification du développement et à la prise en compte du dividende démographique dans l’élaboration des politiques permettant l’évolution du Cameroun vers l’émergence à l’horizon 2035. L’article 3 du décret présidentiel entreprend ; entre autres préoccupations de : «connaitre l’effectif de la population; déterminer les caractéristiques de l’habitat, les équipements et outils de production des ménages; présenter la structure de la population selon le sexe, l’âge et les caractéristiques socio démographiques; produire des données pour le suivi/évaluation de la mise en œuvre de la stratégie pour la croissance et l’emploi». Selon les indications du chef de l’Etat, l’alinéa 1 de l’article 5 précise que «seront recensées toutes les personnes physiques résidant sur le territoire de la République du Cameroun à l’exception des membres du corps diplomatique et consulaire et leurs familles».

L’importance d’un recensement général de la population réside sur l’ensemble de données statistiques permettant d’opérer moult calculs au plan économique, social et politique. Ce 4éme recensement aura pour but de rendre disponible les données nécessaires à la planification du développement et à la prise en compte du dividende démographique dans l’élaboration de politique permettant l’évolution du Cameroun vers l’émergence. D’après le décret du président de la République, toutes les personnes physiques résidant sur le territoire de la République du Cameroun seront recensées. À l’exception des membres du corps diplomatique et consulaire et de leurs familles. « Les personnes devant être recensées le seront dans leur résidence, c’est-à-dire au lieu où elles habitent, qu’elles soient présentes en ce lieu  le jour du recensement ou en soient temporairement absentes ». Au plan technique, ce recensement permettra de déterminer les caractéristiques de l’habitat, les équipements et outils de production des ménages et à étudier le cadre de vie de la population. Une répartition de celle-ci par circonscription administrative, par âge et par sexe, etc. sera, par ailleurs, obtenue au terme de l’opération. Une telle opération d’envergure permet de constituer un fichier statistique actualisé et important.

Maîtrise du PIB et indices de croissance
En guise de rappel, le tout premier recensement général de la population et de l’habitat (RGPH) réalisée au Cameroun, en 1976, a dénombré plus de sept millions (7 663 246) de Camerounais sur l’ensemble du territoire. En 1986, ce chiffre a connu une hausse significative de plus de 35 % des données initiales collectées en 1976. La deuxième opération de recensement a abouti à plus de dix millions (10 493 655) de Camerounais recensés dix ans plus tard. En 2005, le décompte de la population et de l’habitat a connu une grande augmentation du nombre d’habitants, désormais chiffré à plus de 17 millions (17 463 836). Le Bucrep tient ses chiffres sur la base des données décennales. De ce fait, les estimations vont bon train, cette année 2015, porterait notre population générale à plus de 22 millions (22 179 707) de Camerounais. Le quatrième RGPH qui vient d’être institué par le président de la République permettra d’accéder aux chiffres exacts, et aux données fiables, à partir desquelles les statisticiens et les économistes calculent les indices de croissance, le produit intérieur brut (PIB), le PIB par habitant, la densité, les tableaux de bord économiques. Autrement dit, l’évaluation de l’émergence et ses possibilités ne sont pas des données fictives ; mais, réelles et palpables. Une enquête post-censitaire est prévue une fois le dénombrement principal bouclé. Cette autre étape vise  à apprécier le degré d’exhaustivité  du dénombrement et la fiabilité des données recueillies en termes de taux de couverture. Les données collectées sur le terrain seront analysées et traitées avant la publication globale des résultats. Tout compte fait, cette opération de recensement permet d’avoir une maitrise fiable de la croissance économique en rapport étroit avec les indices démographiques qui permettent de chiffrer la bonne santé d’une économie qui a placé ses défis immédiats, et à longs termes, dans l’atteinte de l’émergence d’ici l’an 2035. C’est possible, au regard du dynamisme de nos populations, et de la volonté politique impulsée par le président Paul Biya, à travers le concept des Grandes réalisations économiques.