Cameroun: 18 ans après l’agression de son épouse, Le patriarche Jean-Baptiste Ayissi Ntsama, père du mannequin international Imane Ayissi, demande réparation du préjudice

Le président Général du parti politique « les Démocrates authentiques du Cameroun » (DAC) a accordé un entretien à notre confrère le Zénith N° 157 en kiosque.

 

Depuis le 12 décembre 1997, le dossier de l’affaire qui oppose le patriarche Jean-Baptiste Ayissi Ntsamaet son épouse née Eyenga Juliana- HonorineMiss indépendance,  à 08 fonctionnaires de police, n’a pas bougé d’un iota.

En cette date, ce couple- géniteurs des stars planétaires Imane Ayissi, Chantal Ayissi et Ayissi le duc–  avait brutalement été agressé à leur domicile sis  à quelques encablures des usines de la Société anonyme des Brasseries du Cameroun (SABC), arrondissement de Yaoundé 4ème   , par des policiers,  qui affirmaient avoir été missionnés pour assassiner le maître des céans ; le patriarche Jean-Baptiste Ayissi Ntsama.

Dans l’interview accordée  au géniteur de l’artiste-musicienne Chantal Ayissi, on apprend que, les faits se sont déroulés le 12 décembre 1997 autour de 14 h 40 minutes. Pendant qu’Eyenga Juliana-Honorine, mère du mannequin international Imane Ayissi, Miss Indépendance et ancienne hôtesse de l’air à la Camair se trouvait à la véranda de sa résidence, elle avait reçu la visite de 08 hommes qui disaient vouloir rencontrer son époux. Face au refus de coopérer de cette dernière, l’un des policiers n’avait pas hésité à dégainer, laissant ainsi s’échapper de son revolver une balle, qui s’était directement logée dans le bras droit de la mère des stars. Alertées par ce coup de feu, les populations riveraines avaient accouru sur les lieux, et au fait de la situation, celles-ci avaient entrepris de barricader la concession.

Entretemps,  le patriarche Ayissi Ntsama–Président Général  du parti politique les Démocrates authentiques du Cameroun (DAC)–, mouvement qui a rejoint la majorité présidentielle en 1990— qui venait d’être tiré de son profond sommeil,  raconte qu’il s’était retrouvé nez-à-nez avec l’auteur du coup de feu qui avait dés lors pointé son arme sur lui en assénant : « C’est toi que nous sommes venus tuer ! ».

Près de 18 ans après les faits, le patriarche Jean-Baptiste Ayissi Ntsama se souvient encore avec amertume qu’au cours de son séjour à l’hôpital, son épouse n’avait reçu ni la visite des policiers agresseurs, ni celle de la hiérarchie policière, encore moins celle des autres autorités compétentes : «  En ma qualité de leader politique responsable et membre du collectif des partis de la majorité présidentielle depuis 1990, j’avais préféré garder le silence face aux provocations féroces… Sans doute, c’est moi, le patriarche Jean-Baptiste Ayissi Ntsama digne et valable leader politique qu’on voulait tuer de façon humiliante », plus loin, le vieil homme aujourd’hui âgé de 86 ans, conclut: « Toutes ces personnalités qui nous dirigent, entre autres, le président Biya, son épouse Chantal Biya, le DCC, Martin Belinga Eboutou, le DGSN, Martin Mbarga Nguelé… , connaissent très bien mon domicile, mon histoire et mon épouse, la Miss Indépendance, 1960. Je demande à l’Etat du Cameroun, de bien vouloir user de sa compassion, en vue de réparer de façonresponsable ce préjudice physique, matériel, moral et financier causé à mon épouse ».