Calomniez, calomniez…

Le culot du régime saoudien dépasse l’entendement. Selon le journal saoudien Makkak, les autorités de Riyad ont émis une recommandation mettant en garde «les personnes physiques ou morales dans les pays qui présentent une faiblesse dans leur dispositif en n’appliquant pas les recommandations du Groupe d’action financière (GAFI) contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme».
Sur cette liste figurent des pays comme la Syrie, le Yémen, le Pakistan et, grande surprise, l’Algérie.

Passons pour le GAFI. Notre pays, à l’instar de tous les pays arabes sans exception, et comme l’Arabie Saoudite surtout, est gangrené par la corruption et mérite, par conséquent, d’être surveillé de très près. Mais là où le bât blesse, c’est lorsque les wahhabites nous fichent parmi les pays finançant le terrorisme. C’est le comble de l’hypocrisie et de la malhonnêteté.

Nul n’ignore que le royaume est le principal bailleur de fonds du terrorisme islamiste à travers le monde. A ce titre, il est l’un des principaux responsables des destructions et des morts qui ont endeuillé l’Algérie durant la décennie 1990. En 1992, après l’invasion du Koweït par l’Irak de Saddam Hussein, le ministre saoudien de la Défense avait annoncé la cessation de l’aide au FIS parce que ce dernier avait apporté son soutien au dictateur irakien. Mais l’aide au terrorisme s’était poursuivie à travers des «ONG» saoudiennes sans que le gouvernement de Riyad fasse le moindre geste pour mettre fin à leurs activités criminelles.

El Watan avait publié à l’époque la copie d’un chèque saoudien d’un million de dollars adressé à un avocat algérien établi en France, du nom de Simozrag, pour le compte des islamistes algériens.

Les preuves du soutien de l’Arabie Saoudite au terrorisme islamiste s’accumulent au fil du temps. Nous apprenons que les fondateurs de Boko Haram au Nigeria, d’Ançar Eddine au Mali, des shebab somaliens, par exemple, ont tous reçu une formation théologique en Arabie Saoudite d’où ils sont sortis avec des idées subversives. C’est dans la nature même du régime saoudien de former des terroristes. Le Saoudien, dès l’école, apprend l’intolérance et le fanatisme. De ce fait, il a une vision erronée du monde. Il faut se rappeler que lors des attentats aux Etats-Unis, sur les 21 terroristes, 17 étaient des Saoudiens. Récemment encore, un «savant» saoudien expliquait sur une chaîne de télévision que la terre est… plate ! C’est dire que le peuple est maintenu volontairement dans l’obscurantisme pour que ses dirigeants utilisent les richesses nationales à leur guise et sans rendre compte de leur gestion.

Et en lançant des accusations farfelues contre l’Algérie, ils espèrent sans doute se donner une virginité et faire oublier leurs accointances avec la violence islamiste.

Il est vrai aussi qu’ils profitent de la situation de l’Algérie, marquée par une absence de pouvoir et une déliquescence de l’Etat, pour déverser leurs mensonges. Ils pensent que les patriotes algériens qui voudront leur répondre seront empêchés de le faire.