Doing business 2018: le Cameroun gagne trois places

Le pays est passé du 166e au 163e rang, grâce à la mise en œuvre, comme l’année dernière, de deux réformes.

 

Le Cameroun progresse dans son processus d’amélioration du climat des affaires. Et le groupe de la Banque mondiale l’a bien remarqué. Dans son rapport Doing Business 2018, rendu public mardi 31 octobre dernier et intitulé : « Réformer pour créer des emplois », l’institution a principalement salué deux actions menées par le Cameroun: la création d’entreprise et l’obtention de crédit. Deux éléments pour lesquels le pays a fait des progrès suffisamment importants pour gagner trois places dans ce classement, par rapport au précédent. En effet, le Cameroun, qui occupait le 166e rang dans le Doing Business 2017, est classé 163e en 2018. D’ailleurs, en matière d’obtention de prêts, le pays est classé 68e. Il faut aussi relever que pour les analystes qui ont élaboré  cette 15e édition du classement, la réduction du capital nécessaire à la création d’une entreprise est un effet positif.
D’autres points, moins bons, ont été relevés dans les domaines du paiement des impôts et du règlement de l’insolvabilité. De nombreux autres points restent à améliorer pour rendre l’environnement des affaires meilleur. Il s’agit notamment de l’obtention d’un titre de propriété ou encore l’obtention d’un branchement au réseau électrique.
De manière générale, pour Oumar Seydi, directeur régional d’International finance corporation pour l’Afrique subsaharienne, certains pays africains ont du mal à s’adapter aux récentes fluctuations de l’économie mondiale et semblent plus focalisés aujourd’hui sur les questions de politique intérieure. « Les investisseurs sont attentifs à ces signaux, et sont plus hésitants à s’engager dans ces pays. Pour autant, il y a des tendances encourageantes qui indiquent que les décideurs politiques continuent d’œuvrer  pour rendre leurs économies plus attractives et plus propices aux affaires, afin d’accélérer la croissance et le développement », a-t-il indiqué.