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Burkina Faso – Enquête: Les ossements exhumés de Thomas Sankara présentent de nombreux impacts de balles.

Burkina Faso – Enquête: Les ossements exhumés de Thomas Sankara présentent de nombreux impacts de balles.

L’analyse ADN très attendue depuis la France que déjà, certaines personnes ont été inculpés et d’autres déférés, dont des soldats de l’ancien Régiment de sécurité présidentielle (RSP).

Officiellement décédé à l’âge de 37 ans de «mort naturelle» sous le règne brutalement aboli par la rue de Blaise Compaoré aujourd’hui en fuite, l’ancien capitaine et président du Burkina Faso, Noël Isidore Thomas Sankara monopolise toute l’attention des médias au pays des hommes intègres et même ailleurs depuis ce mardi 13 octobre 2015, date de la publication par la justice du rapport balistique et d’autopsie réalisé dans le cadre des enquêtes ouvertes pour élucider les causes réelles la mort du héros national Burkinabé.

En attentionnant les résultats de tests ADN actuellement en cours de réalisation en France, les premiers résultats de l’enquête faite à partir des ossements exhumés de Thomas Sankara et de quelques-uns de douze compagnons mort en même temps que l’ancien chef d’Etat dans des circonstances troubles, révèlent qu’il s’agit bel et bien d’un assassinat… de nombreux impacts de balles ayant été découvert sur les ossements de Thomas Sankara.

L’information en réalité ne surprend personne, dans la mesure où non seulement les habitants du pays des hommes intègres dans leur majorité attribue l’assassinat de Thomas Sankara à Compaoré et sa clique, mais de plus, sans que les tests ADN soient disponibles, la justice vient paradoxalement de d’inculpé huit à neuf personnes au rang desquels des militaires de l’ancien Régiment de sécurité présidentielle (RSP). C’est du moins l’information révélée par l’un des avocats des familles à savoir Me Bénéwendé Stanislas Sankara (sans lien de parenté), qui s’est entretenu avec RFI.

Écroué après son inculpation pour «attentat à la sûreté de l’Etat» et de « haute trahison» pour le putsch avorté  du 17 septembre dernier, le général Gilbert Dienderé, homme de l’ombre et bras droit de Blaise Compaoré en fuite à l’époque des faits, est soupçonné d’avoir dirigé le commando qui a liquidé le jeune président de 37 ans et père de la révolution Thomas Sankara et douze de ses compagnons le jeudi 15 octobre 1987 au Conseil de l’Entente, siège du gouvernement en plein centre de Ouagadougou.

Egalement inculpé pour «faux en écriture publiques» puis écroué dans le cadre de l’enquête sur la mort tragique de Thomas Sankara, le médecin colonel-major Fidèle Guébré, qui avait établi le certificat de décès de «mort naturelle» en 1987, en tant que directeur de la santé militaire.

Sur le même registre, Me Ambroise Farama, également avocat des familles, a pour sda part déclaré d’après l’AFP : «Au niveau des impacts, ce qu’on a pu relever en ce qui concerne le corps de Thomas Sankara, c’est vraiment ahurissant. On peut dire qu’il a été purement et simplement criblé de balles» et de poursuivre «En ce qui concerne les autres, on a pu retrouver par-ci, par-là un ou deux impacts de balles. Mais pour Thomas Sankara, il y en avait plus d’une dizaine à tous les niveaux, et même en bas des aisselles. Ce qui montre qu’il avait certainement levé les bras, si en tout cas c’est bien lui. Il y en avait partout, dans la poitrine, les jambes…».

En attendant les résultats des tests ADN pratiqués en France, la justice a donné aux familles des victimes 15 pour demander si elles le souhaitent, une contre-expertise.

 

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