Boulevard de la République: le chantier est à l’arrêt

Depuis plusieurs semaines, ouvriers et machines sont à l’arrêt en attendant la prochaine phase.
La longue bande en terre a perdu en partie les nappes de préparation qui l’ont protégée depuis avril dernier. Du gravier sort de terre par endroits et la pouzzolane n’est plus un amas compact. Des montagnes de sable attendent leur affectation sur le bord, au croisement avec la route d’Akwa-nord. Les dos-d’âne même n’ont plus la hauteur d’hier. Les pluies qui ravinent le relief de Douala depuis trois mois ont aussi abondamment arrosé les deux kilomètres du prolongement du Boulevard de la République. Le chantier est à l’arrêt et les effets de cette pause s’accumulent pour déplaire aux automobilistes qui avaient pris l’habitude d’emprunter cette nouvelle route. Malgré la poussière d’alors…

« On roule sur la partie qui est encore carrossable, quitte à gêner les autres », confesse Luc A, un usager habitué du coin. La double bande aménagée dans les deux sens, pour ceux qui viennent de la banlieue nord ou quittent cette zone résidentielle, voit slalomer les véhicules à la recherche de la meilleure portion de la voie. A la fin, en entrant à Deido, des morceaux de dalle qui permettent d’enjamber les caniveaux ont été enlevés par des vandales. Quelques segments, sur les côtés, sont réduits à des mares boueuses que les camions qui stationnent transforment en petites fondrières. On n’est pas loin du bourbier, qui serait déjà là si le service de police de la voirie ne posait pas des sabots sur les roues des voitures de délinquants utilisateurs de ce boulevard vital pour la fluidité du trafic dans le cinquième arrondissement de Douala, le centre des affaires et de l’administration. Une moyenne de 170.000 véhicules au quotidien, selon l’évaluation de l’Hôtel de ville.

C’est dire combien les riverains de Bonabassem à Logpom, une dizaine de kilomètres plus loin, et ceux qui passent seulement par cette route en construction depuis un an, souhaitent son achèvement. Normalement prévu au début de cette année, l’achèvement de ce premier segment de deux kilomètres et demi qui s’arrêtera au lieu dit rond-point Maetur n’est donc pas au rendez-vous. Néanmoins, le chantier arrêté va certainement reprendre. Les armatures de fer qui formeront l’ossature des caniveaux sont construites à la base des travaux. Officieusement, l’on attend la fin des pluies pour poursuivre un ouvrage.